Dr Osman Chérif n est pas content du développement de Touba. Le cadre du PDCI-RDA qui a effectué un tour dans sa région natale, a pu toucher du doigt une réalité médicale, le manque de médicaments de première nécessité au CHR de Touba, centre de référence de prise en charge de malades. Malheureusement selon lui, des médicaments qui devraient être présents à la pharmacie du CHR de Touba et dans les, seulement, deux officines privées, sont abonnés absents. Une situation qui interpelle d autant plus que selon Dr Osman Chérif, les élus RHDP de la commune et du conseil régional, préfèrent se livrer à une bataille politique que celle du social qui devrait prévaloir. Ci-dessous son texte.
<<En terme de médicaments d’urgence, le CHR de Touba, seul grand hôpital de la ville, manque de pratiquement tout… Et pire, toute la grande ville de 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚 ne compte que 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞𝐬 : la Nouvelle Pharmacie de Touba et la Pharmacie du Bafing.
Si un 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚𝐤𝐚 a besoin en urgence d’un médicament qui n’est disponible dans aucune de ces deux pharmacies, il doit aller jusqu’à 𝐌𝐚𝐧, perdre beaucoup de temps et prendre le risque de perdre la vie.
Je vous prends un exemple concret que j’ai personnellement vérifié : le 𝐟𝐮𝐫𝐨𝐬𝐞́𝐦𝐢𝐝𝐞 (𝐋𝐚𝐬𝐢𝐥𝐢𝐱) et la 𝐧𝐢𝐜𝐚𝐫𝐝𝐢𝐩𝐢𝐧𝐞 (𝐋𝐨𝐱𝐞𝐧) sont des médicaments très importants dans la prise en charge des 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬. On les utilise notamment lorsqu’un malade fait une 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞́𝐞 𝐡𝐲𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐯𝐞 ou un 𝐨𝐞𝐝𝐞̀𝐦𝐞 𝐚𝐢𝐠𝐮̈ 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐦𝐨𝐧 (𝐎𝐀𝐏), des situations qui peuvent être mortelles.
J’ai personnellement vérifié : au 𝐂𝐇𝐑 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚, ces deux médicaments ne sont pas disponibles. Dans les 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞𝐬 de la ville, ils ne sont pas disponibles non plus à la date d’aujourd’hui.
Cela signifie concrètement qu’un malade de Touba qui fait une 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 cardiovasculaire 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞 dans l’une de ces deux situations va se retrouver 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 à l’instant où j’ecris ce texte.
Comment peut-on accepter que 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚, 𝐜𝐡𝐞𝐟-𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧, fonctionne avec seulement 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞𝐬 et avec des 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬 ?
Que font le 𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚 et le 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥, au-delà de se battre entre eux, pour 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐂𝐇𝐑 𝐞𝐧 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 et pour 𝐚𝐭𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ dans la ville ?
On nous parle de 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. Mais le développement, ce n’est pas seulement les discours des 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞s. Le développement, c’est d’abord 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞.
À 𝐓𝐨𝐮𝐛𝐚, aujourd’hui, 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐦𝐮𝐦 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢.>>
Adams Régis SOUAGA
source Page facebook Dr Osman Chérif