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Sécurité routière- Après Bouaké, les hommes d’Amadou Koné engage la lutte contre les usagers indélicats de la route à Abidjan

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Fini le temps de la pédagogie. Le ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné, a fait basculer la stratégie nationale de sécurité routière dans sa phase répressive. Ce mercredi 9 septembre 2026, ce sont les rues d’Abidjan qui ont goûté à la fermeté des forces de l’ordre, au lendemain d’une opération menée à Bouaké contre les motocyclistes récidivistes.

Après plusieurs années passées à sensibiliser, informer et rappeler les règles élémentaires de la circulation, le gouvernement ivoirien a changé de méthode. La stratégie nationale de sécurité routière entre désormais dans sa deuxième phase, celle de la répression pure et simple. Une décision qui ne doit rien au hasard : elle intervient en pleine période de vacances, moment traditionnellement marqué par une recrudescence des accidents impliquant les engins à deux et trois roues.

Bouaké, Abidjan

Le coup d’envoi de cette offensive a été donné le week-end dernier à Bouaké, où police et gendarmerie ont multiplié les contrôles contre les conducteurs de motos en infraction récurrente. Une opération qui, selon les autorités, se poursuit encore dans la capitale du Gbêkê. Mais c’est bien la métropole économique qui a pris le relais ce mercredi.

À Abidjan, la traque a pris la forme d’une opération conjointe baptisée « Tolérance Zéro / Vacances sans accident », menée sous la houlette du commissaire divisionnaire Touré Abdoul Kader, directeur de la police spéciale de sécurité routière (DPSSR). Police, gendarmerie et agents spécialisés de la DPSSR ont été déployés sur plusieurs fronts, avec un ciblage précis : les communes de Cocody et l’axe stratégique du boulevard Félix Houphouët-Boigny, artère particulièrement fréquentée par les deux-roues.

Le bilan de cette seule journée du 9 septembre donne la mesure de l’ampleur de l’opération : 37 motos ont été interceptées et immédiatement convoyées vers la fourrière administrative du ministère des Transports et des Affaires maritimes. Les infractions relevées sont éloquentes et révèlent l’ampleur du laxisme qui prévalait jusque-là sur les routes ivoiriennes : défaut de permis de conduire, absence de carte grise, non-port du casque, et circulation illégale sur le boulevard FHB, pourtant interdit aux engins à deux roues sur certaines portions.

Autant d’infractions qui, cumulées, dessinent le profil-type du conducteur visé par cette nouvelle phase : souvent démuni de tout document réglementaire, peu enclin à respecter les équipements de sécurité, et habitué à emprunter des voies qui ne lui sont pas destinées.

Long terme

Loin d’être un coup d’éclat isolé, cette répression s’annonce comme le nouveau visage de la politique de sécurité routière ivoirienne pour les mois à venir. Les autorités entendent frapper fort et de manière répétée, en misant sur la saisie des véhicules et la sanction financière pour dissuader les récidivistes. Le message envoyé aux motocyclistes indélicats est sans ambiguïté : la période de tolérance est révolue, place désormais à la sanction systématique.

Dans l’espoir que cette fermeté, appliquée dans la durée, parviendra à faire reculer durablement le nombre d’accidents impliquant les deux et trois roues, véritable fléau routier dans les grandes villes de Côte d’Ivoire.

           Adams Régis SOUAGA et Sercom Ministère des Transports et des Affaires Maritimes