Telle une pandémie qui se propage à une vitesse d’éclair, l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire a pris une si grande ampleur ces derniers temps que l’opinion nationale en fait son choix gras. La région de la Nawa, dans le sud-ouest du pays, n’échappe pas à la situation.
Par Laurent Nahounou
Ici, comme l’a indiqué la Direction régionale des mines et de la géologie au cours d’une séance d’informations et de sensibilisation des couches socio-professionnelles initiée par la Préfecture de région, à son siège de Soubré, compte des dizaines de sites d’exploitation illégale de l’or. Cependant, 94 sites d’exploitations sont autorisés, avec en toile, 27 détenteurs d’une autorisation d’exploitation artisanale (AEA) et 67 avec une autorisation d’exploitation semi industrielle (AESI) répertoriés.
Ces structures qui exercent en toute légalité viennent rappeler qu’en empruntant la voie de la légalité, toutes les parties à l’activité y gagnent. En premier lieu, les exploitants, qui exercent sans craintes de représailles du gouvernement, lequel multiplie les efforts d’éradication du phénomène des clandestins ces dernières années en mettant à rude contribution les Forces de sécurité. Prospection et exploitation légales des sites découverts, transport en toute sécurité de la production, avec du personnel qualifié, gains sécurisés pour les exploitants, impôts régulièrement payés à l’État de Côte d’Ivoire, sites remblayés pour la protection de l’environnement et l’usage des sites à autres cultures de rente ou vivrières au profil des populations riveraines, bénéfices d’infrastructures modernes de développement dans les villages abritant les sites, autant de profits que procure l’activité légale d’extraction et de commercialisation. Les exemples foisonnent à travers la Côte d’Ivoire; lesquels montrent qu’il est plus bénéfique pour les exploitants de se formaliser aux cahiers des charges édictées par le gouvernement, à travers le ministère des mines et de l’énergie, avant tout début d’exploitation.
Si des localités ont connu des fortunes diverses suite aux divergences survenues dans le partage des gains entre élus et cadres gourmands pour nombre d’entre eux, des exemples, dans la région de la Nawa sont peu ou pas encore connus. Ici, à l’instar de Petigoa 2, village de la Sous-préfecture de Grand-Zattry, à équidistance de Yabayo et Buyo, la société Metal Jaune qui y exploite un site dans la légalité couvre les populations d’infrastructures de développement. Centre de santé réhabilité, groupe scolaire bâti dans les années 50 réhabilité et agrandi. Les populations se réjouissent aujourd’hui, contrairement à il y a quelques années en arrière où les clandestins avaient pignon sur rue dans la zone. Ce village s’apprête même, selon des informations dignes de foi, à recevoir une ambulance médicalisée flambant neuve de Metal Jaune, l’entreprise dont le gérant est un natif du village, dans les tout prochains jours. L’exemple de la région de la Nawa devrait faire tâche d’huile en Côte d’Ivoire, surtout avec des fonctionnaires dévoués à la tâche.