À peine 48 heures après le lancement officiel de la campagne nationale contre l’incivisme routier et les stupéfiants par les ministres Amadou Koné, Vagondo Diomandé et Mamadou Touré, le centre hospitalier universitaire (Chu) de Bouaké sort de son silence. Confronté au quotidien aux urgences traumatisantes des accidents de la voie publique, l’établissement hospitalier frappe fort avec un appel poignant au port du casque, au moment même où la municipalité déploie 2 000 jeunes bénévoles déjà en formation pour investir le terrain.
Sur les routes de la deuxième ville du pays, l’urgence n’est plus à la théorie, mais au changement de comportement. Témoin direct des pires tragédies routières, le Chu de Bouaké (CHUB) a diffusé un message d’une portée rare, rappelant la dure réalité du terrain : la prévention n’est pas une option, c’est une question de survie. En mettant l’accent sur le port obligatoire du casque chez les conducteurs d’engins à deux et trois roues, le corps médical lance un électrochoc visuel et verbal. « La sensibilisation au port du casque est l’affaire de tous », martèle le centre hospitalier, rappelant que chaque citoyen a la capacité directe de sauver des vies. Cette prise de parole percutante des professionnels de santé s’inscrit dans un élan communautaire d’une ampleur inédite. Pour concrétiser les directives gouvernementales, la mairie de Bouaké est immédiatement passée à l’action. Ce mercredi 16 septembre 2026, la salle polyvalente de l’hôtel de ville a accueilli la première session de formation destinée aux jeunes bénévoles. Sous l’impulsion du maire et ministre des Transports, Amadou Koné, pas moins de 2 000 jeunes sont mobilisés pour agir en tant qu’ambassadeurs du changement.
Structurée en deux volets clés, cette journée de formation a armé les bénévoles pour leur future mission de proximité. La première phase, animée par M. Hien Sié Yassine, psychologue-formateur, a permis d’instruire la jeunesse sur les méfaits destructeurs des substances psychoactives et sur la conduite à tenir face à une personne en situation d’addiction. La seconde phase, confiée à M. Kouamé Nicolas de l’Office de sécurité routière (OSER Abidjan), s’est focalisée sur l’apprentissage intensif du code de la route à destination des conducteurs de deux et trois roues.
Clôturant les travaux, M. Assimi Sanogo, Chef de service transport à la mairie, a exhorté la jeunesse locale à faire preuve d’un civisme exemplaire. Alors que la formation bat son plein et que le Chu rappelle le coût humain de l’imprudence, Bouaké montre la voie : la bataille contre l’incivisme et la drogue ne se gagnera pas dans les bureaux, mais rue par rue, vie par vie.
Sercom Ministère des transports et des affaires maritimes