Une centaine de journalistes venus de plusieurs pays africains, du Canada, de la France sont réunis à Abidjan dans le cadre de la deuxième conférence mondiale des journalistes scientifiques francophones sous le thème, One health [une santé]. Dr Sita Savané de l’institut national d’hygiène publique [INHP] a estimé que le financement et la transdisciplinarité constituent les défis à relever pour réussir l’approche One health.
Poursuivant, elle a estimé que la communication est le catalyseur du concept one health. Pour sa part, et pour relever la corrélation entre les épidémies et l’environnement, Dr Kalo Vessaly, directeur des services vétérinaires de Côte d’ivoire, soutient la résilience naturelle est fragilisée et rapproche les maladies des communautés.
L’ambassadeur de Suisse en Côte d’ivoire, Dominique Favre a indiqué que les connaissances scientifiques jouent un rôle clé dans le développement des pays, prenant l’exemple de la Suisse qui consacre trois pour cent de son PIB soit 22 milliards de F suisse, à la recherche scientifique. Il a soutenu que malheureusement, le nombre de journalistes scientifiques diminue alors que ces journalistes sont importants pour la recherche scientifique. Dominique Favre a insisté auprès des journalistes scientifiques pour engager la lutte contre les fake news. Il a salué la tenue de la conférence mondiale du journalisme scientifique en Afrique, encourageant même à y maintenir ce genre de rencontre car il y aura 350 millions de francophones en Afrique en 2050.
Représentant le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Pr Simplice Dion, vice-président de cette institution universitaire a recommandé de proposer des solutions concrètes aux populations car les découvertes peinent à toucher le grand public et sans impact. Il a soutenu que la visibilité des résultats de la recherche scientifique fait défaut, estimant qu’il faut rendre accessible les résultats des travaux scientifiques.
Le président du Réseau des journalistes scientifiques francophones, Kossi Balao, a lui mis à l’index la difficile conjoncture mondiale avec la réduction de l’appui financier des Etats-Unis depuis l’arrivée de Donald Trump. Il a tout de salué la tenue de cette conférence qui va favoriser un fort rapprochement des journalistes avec le milieu de la recherche scientifique. Dans la même dynamique, Mamadou Traoré, président de Média pour la science et le développement en Côte d’Ivoire, a estimé qu’il faut rendre accessible l’information scientifique.
Débutée ce mardi 10 juin, cette conférence mondiale prend fin le vendredi 13 juin prochain.
Adams Régis SOUAGA