Koné Lama, conseiller régional du Tonkpi a échappé à une agression orchestrée par des jeunes de son village, Zouzousso, dans le département de Biankouma. Les faits qui se sont déroulés samedi dernier, 15 août ont été su du grand public, ce lundi 17 août, créant une stupeur générale au regard de la vidéo qui circule.
Il ressort des explications du fondateur d’école, Koné Lama, après avoir échappé à ce lynchage des jeunes de Zouzousso, qu’il dénonce un manque de respect des anciens et de certaines normes sociales. D’autres sources évoquent la dénonciation par Koné Lama de <<ventes de terre à des Baoulé, des Sénoufo et des non nationaux par des jeunes soutenus par la chefferie traditionnelle.>> Et c’est cette dénonciation qui serait le fond de cette agression. Les terres cédées aux nationaux seraient arrachées par ces jeunes avec la complicité de membres de la chefferie traditionnelle, selon des informations non confirmées.
Le concerné, dans une vidéo d’explication après son exfiltration à Man, avec tout de même sa résidence au village caillassée, un de ses véhicules endommagé par les manifestants, évoque une attitude empreinte de manque de respect en présence d’un député, parrain d’une cérémonie. Il se serait retiré de la cérémonie puisque les jeunes ne voulaient pas entendre raison, suivi en cela par ledit député.
Il a donc demandé la convocation d’une grande rencontre par la chefferie du village pour des explications afin de dénoncer ces actes d’incivisme. Au regard de l’atmosphère, il a été accompagné par trois membres de sa sécurité qui n’ont pu rien faire face à la furia des jeunes mécontents qui accuse Koné Lama de vouloir << détruire>> le village de Zouzousso.
Dans la vidéo, on voit le conseiller régional avec un de ses gardes s’enfuir avec peine vers sa résidence avec que celle-ci ne reçoive des jets de pierre. Les forces de sécurité se sont déployées dans le village et des interpellations auraient eu lieu selon une source proche de Koné Lama. Le conseiller régional a pour sa part décidé de ne plus jamais remettre les pieds dans ce village pour lequel il dit avoir consenti des sacrifices énormes pour le développement.
Adams Régis SOUAGA