Le sanctuaire diocésain de la Divine Miséricorde de Raviart a célébré, les 14 et 15 août 2026, son jubilé de perle, marquant 30 années de prières, de pèlerinages et de témoignages de foi. À cette occasion, Mgr Joseph Kakou Aka, évêque du diocèse de Yamoussoukro, a appelé les fidèles à préserver cet héritage spirituel et à transmettre aux générations futures la foi et la spiritualité de la miséricorde.
Par Bosco de Paré
Un jubilé de perle célébré dans la prière, le recueillement, la confession et la réconciliation. Durant ces deux jours, les fidèles catholiques se sont mobilisés autour du sanctuaire pour rendre grâce à Dieu pour ces trois décennies d’existence. Pour Mgr Joseph Kakou Aka, ces 30 années constituent bien davantage qu’une date anniversaire. Elles portent la mémoire de générations de fidèles venus à Raviart avec leurs joies, leurs épreuves, leurs blessures et leurs espérances. « 30 ans, ce n’est pas seulement une date à inscrire dans les archives, ce sont 30 années de prières, de pèlerinage, de confession, de larmes déposées devant le Seigneur, de conversion, de réconciliation, d’espérance retrouvée », a-t-il rappelé.
L’évêque de Yamoussoukro a ainsi placé ce jubilé sous le signe de la « mémoire, gratitude et transmission », trois exigences qu’il considère comme essentielles pour faire vivre durablement la spiritualité de la miséricorde. « Je souhaite donc que Raviart soit toujours davantage une école de la miséricorde, un lieu où l’on prie, certes, mais également un lieu où l’on apprend à pardonner; un lieu où l’on célèbre, mais aussi un lieu où l’on forme les consciences », a souhaité Mgr Kakou Aka. Pour lui, cette transmission doit particulièrement concerner les jeunes générations. « Que les nouvelles générations puissent dire un jour : nos pères nous ont transmis non seulement un sanctuaire, mais une expérience de Dieu », a-t-il insisté. Cette ambition rejoint la vision du Père Germain Saubilé, recteur du sanctuaire et curé de la paroisse Saint-Pierre de Raviart. Pour lui, le sanctuaire doit contribuer au bien-être spirituel, familial et social des fidèles et rayonner au-delà de son cadre actuel. « Que ce sanctuaire apporte à tous le bien-être spirituel, familial et social ; et qu’il soit Lourdes en Côte d’Ivoire », a-t-il souhaité.
Le recteur estime ainsi que le principal défi demeure de faire davantage connaître le sanctuaire, en Côte d’Ivoire comme à l’étranger, notamment à travers les médias. Cette ambition passe également par le renforcement des capacités d’accueil des pèlerins. « Comme projet, nous voyons l’augmentation de la capacité d’accueil des pèlerins en matière de chambres et de dortoirs », a-t-il indiqué.

Parmi les témoignages qui ont marqué cette célébration, celui du Ministre d’État Jeannot Ahoussou Kouadio. Celui-ci a partagé une expérience personnelle qu’il associe à la miséricorde divine vécue à travers la Vierge Marie.
« En ce qui me concerne personnellement, j’ai fait l’expérience de la gratitude et de la miséricorde de Dieu à travers la Vierge Marie. Il y a six ans de cela, j’étais en cette période bien précise dans le coma », a-t-il témoigné. Selon lui, les prières adressées à la Vierge Marie, à son Fils Jésus-Christ et à Dieu ont accompagné cette épreuve. Six ans plus tard, sa présence à Raviart pour célébrer le jubilé de perle donne, à ses yeux, une résonance particulière à cette expérience. « Me voici aujourd’hui en train de célébrer les 30 ans », a-t-il relevé.
Après 30 ans de prières, de pèlerinages, de conversions et de témoignages, le sanctuaire est désormais invité à transmettre aux générations futures l’expérience spirituelle qui a façonné son histoire.