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Côte d'Ivoire

MGC de Simone Gbagbo : Accusés de détournement de 300 millions FCFA, des vice-présidents démissionnaires crachent leurs vérités

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Accusés sur les réseaux sociaux d’avoir orchestré un détournement de 300 millions de FCFA destinés à Simone Ehivet Gbagbo et d’agir sous manipulation après leur départ du Mouvement des générations capables (MGC), quatre anciens vice-présidents sont sortis du silence ce mardi 8 septembre 2026. À travers une mise au point commune, Irène Gohourou, Ago Marthe Zadi, Jean-Claude K. Kouao et Yves Djédjé recadrent le débat et rejettent catégoriquement ces allégations. Ci-dessous, l’intégralité de leurs clarifications sur les raisons de leur départ, la supposée affaire des 300 millions FCFA et la posture de la direction du parti.

  1. Des démissions personnelles et assumées

« Nous avons librement adhéré au MGC et consacré, pendant l’exercice de nos responsabilités, notre temps, notre énergie et nos convictions à la vie et au développement du Parti. De la même manière, nous avons, librement et en conscience, décidé d’y mettre fin. Nos démissions ont été régulièrement adressées aux instances compétentes, et les raisons qui les motivent ont été clairement exposées. Dès lors, pourquoi chercher ailleurs l’explication de nos départs ? Pourquoi vouloir attribuer nos décisions à l’influence ou à la supposée manipulation d’un tiers ? Devrait-on considérer que d’anciens responsables ayant exercé d’importantes fonctions seraient incapables de discernement ou privés de leur droit de penser et de décider ? Before nous, certains cadres du MGC, notamment le Vice-Président chargé de la mobilisation des ressources financières et le Secrétaire Général Adjoint chargé de la mobilisation, ont eux aussi démissionné et pris leurs distances avec le parti. Sauf erreur de notre part, leurs départs n’avaient pas suscité une déferlante de propos calomnieux à leur encontre. Nous récusons fermement un tel tableau et assumons pleinement nos démissions, de même que les raisons qui les ont motivées ».

  1. Des accusations graves qui appellent des preuves

« Nous constatons par ailleurs la multiplication d’insinuations visant particulièrement l’ancien Premier Vice-Président. Sur les réseaux sociaux et à travers d’autres formes d’échanges, il est fait état d’une prétendue affaire de détournement portant sur une somme de 300 millions de francs CFA qui aurait été destinée à la Présidente pour le compte du MGC. Nous estimons qu’une accusation d’une telle gravité ne peut être relayée sans éléments objectifs permettant d’en établir la réalité. Il est évident que cette accusation porte atteinte à la réputation, à la crédibilité à l’honneur, de la personne concernée. Des questions légitimes se posent donc : Les faits allégués sont-ils réels ? Quelle est l’origine exacte de cette somme ? Existe-t-il des documents ou éléments matériels permettant d’éclairer l’opinion publique ? Une plainte a-t-elle été déposée par le MGC ou par sa Présidente ? Si une plainte existe, il convient de laisser les autorités compétentes accomplir leur travail et déterminer les responsabilités éventuelles. Si aucune plainte n’existe, pourquoi continuer à entretenir dans l’opinion l’idée qu’un détournement aurait été commis ? »

  1. Une contradiction qui mérite clarification

« Cette situation est d’autant plus surprenante que, à notre connaissance, la Présidente du MGC n’a jamais fait publiquement état d’une telle affaire ni établi le moindre lien entre celle-ci et la démission de l’ancien Premier Vice-Président. Au contraire, lors d’une réunion de la Présidence du Parti, elle a indiqué que cette démission était motivée par des raisons de santé. Comment comprendre alors que plusieurs semaines après le départ de l’ancien premier Vice-président, apparaissent des accusations ou insinuations portant sur un prétendu détournement de 300 millions de francs CFA ? Pourquoi cette question n’a-t-elle pas été évoquée au moment de sa démission ? Pourquoi laisser prospérer aujourd’hui de telles accusations sans clarification officielle du MGC ? Ces interrogations méritent des réponses claires afin d’éviter toute confusion dans l’opinion ».

  1. Faut-il créer et entretenir des polémiques après une démission ?

« Nous avons choisi de quitter nos fonctions et de renoncer à nos responsabilités au sein du MGC. Dès lors, nous nous interrogeons sur les raisons qui justifieraient encore la persistance de rumeurs, d’insinuations ou d’accusations non établies à notre encontre. Le débat politique gagnerait à se concentrer sur la vision, les projets et les perspectives plutôt que sur les polémiques personnelles ».

  1. La position des signataires

« Pour notre part, nous assumons pleinement nos démissions, notre liberté de jugement ainsi que notre responsabilité individuelle. Nous n’avons aucune raison de nous cacher derrière qui que ce soit. Nous avons exercé des responsabilités importantes au sein du MGC, participé à sa vie politique et pris les décisions que nous estimions conformes à nos convictions. Nous avons ensuite choisi de démissionner. C’est notre droit le plus strict. Nous demandons simplement que ce droit soit respecté. Nous souhaitons enfin que les relations entre anciens camarades ne soient pas durablement empoisonnées par des rumeurs ou des accusations dont la véracité reste à établir. Tout cela pourrait malheureusement déboucher sur des procès qui ne feront que nous éloigner de l’essentiel. Nous demeurons convaincus que la politique doit rester un espace de débat, de responsabilité et de respect mutuel. Les divergences d’opinion sont légitimes. La destruction des réputations, elle, ne l’est pas ».

N.B : Le titre et le chapeau sont de la Rédaction