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Côte d'Ivoire

Festival N’Gban Eklo Ehoun / Lancement de la 1e édition : Simplice Konan se ‘‘dresse’’ contre la jeunesse

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Moronou, village de la sous-préfecture de Kpouèbo, dans le département de Toumodi, a vibré d’une ambiance particulière le samedi 8 août dernier. En effet, ce village a accueilli la toute première édition du festival « N’Gban Eklo Ehoun », une initiative portée par de jeunes cadres et étudiants sous la conduite de Hermann Yao.

Avec service de communication

Ce rendez-vous culturel, destiné à ressusciter les danses et jeux ancestraux tout en valorisant la langue baoulé, a rassemblé de nombreux chefs traditionnels, des cadres et surtout la sous-préfet, Mme Kouakou Ablan Murielle épouse Dobo Bi.

« Ce festival concerne l’ensemble des 14 villages de la sous-préfecture de Kpouèbo. Il sera tournant comme la célébration de la fête de l’indépendance. Je suis heureux de cette initiative parce qu’il est temps que nos enfants apprennent à parler le baoulé, à connaître les danses et jeux ancestraux qui ont pratiquement tous disparus », a déclaré le parrainage, Simplice Konan, Directeur de cabinet du Ministre d’État et Conseiller spécial du Président de la République, Jeannot Ahoussou-Kouadio, invitant les chefs traditionnels à accompagner leurs enfants dans cette démarche. Dans un langage franc, il s’est ensuite adressé directement à la jeunesse. « Pas d’alcool, pas de drogue, pas de koutoukou. Il faut vous détourner de tout cela parce que ça nuit à votre santé et ne fait pas avancer le village, qui a besoin de tous ses enfants pour son développement ».

Ouvrant officiellement les festivités, Mme le Sous-préfet Kouakou Ablan Murielle épouse Dobo Bi s’est réjouie de voir naître un événement « qui ambitionne de s’imposer comme un rendez-vous incontournable de la vie culturelle dans notre localité ». Elle a souligné que ce festival est « la mémoire vivante de notre terroir, le fil qui relie les générations passées aux générations présentes et futures ». Elle a également rappelé l’importance de l’engagement des organisateurs. « Organiser un tel événement demande du temps, de l’engagement et une véritable passion pour la préservation du patrimoine culturel N’Gban ».

Au-delà de la dimension culturelle, elle a mis en avant la portée économique et touristique. « Ce festival attire des visiteurs des villages voisins, anime notre économie locale le temps de quelques jours et contribue à faire rayonner le département de Toumodi et au-delà des frontières du département ». Enfin, elle a encouragé les cadres, fils et filles de la localité à faire de ce festival « un moment de retrouvailles, de partage et de communion dans le respect de nos valeurs et de nos différences ».

Avec cette première édition, le peuple N’Gban entend s’unir autour de ses valeurs culturelles et traditionnelles, tout en mettant en avant ses atouts économiques pour un développement harmonieux des villages.

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