La 4e édition du YADJASSO Festival de Ouaouakro, village de la commune de Toumodi s’est déroulée du 5 au 8 août 2026 autour du thème ‘‘Les terres de Ouaouakro à préserver pour les générations futures’’.
Par Fidès Symphorien
Cette activité annuelle est portée par la Mutuelle de développement de Ouaouakro (Mudo). Le YADJASSO Festival vise à créer la cohésion entre les fils et filles de Ouaouakro. Les organisateurs ont mobilisé les efforts autour de la sécurisation des terres, l’identification et la cohésion sociale. La 4e édition a cristallisé filles et fils du village autour d’activités aussi bien ludiques qu’intellectuelles. « Cette année, nous avons décidé d’organiser le festival pour promouvoir la culture de Ouaouakro et permettre aux générations futures de connaître les danses créées et transmises par nos parents. Aujourd’hui, c’est l’occasion de ressusciter ces danses et de faire de la culture un levier de développement », a expliqué Koffi N’Gbin Denis, Président de la Mudo. Tout en estimant que « la préservation de nos terres est essentielle pour les générations futures. Nous nous sommes accordés avec la chefferie pour donner une place à la non-vente de notre patrimoine ».
Exprimant ses sentiments, Diop Saïdou, Expert de la Banque mondiale et fils du village, a estimé que « ce festival permet de partager les valeurs ancestrales avec les jeunes et de les transmettre aux générations futures. C’est un moment de cohésion, de paix, de fraternité et de solidarité ».
Honoré Kouamé, Expert-comptable, a, pour sa part, insisté sur la sacralité des terres. « Si nos ancêtres avaient vendu la terre, elle ne serait pas là aujourd’hui. Nous encourageons à la valoriser plutôt qu’à la céder. Nous soutenons la jeunesse et les femmes par des projets de développement, en cohérence avec le Plan national 2026-2030 du président Alassane Ouattara ».
Son Excellence Koffi Jean Armand, Président de la Chambre des Experts Européens pour le commerce et l’industrie (CEECI-UE), a présenté l’action de développement communal et rural (ADCR) lors d’une table-ronde sur la préservation des terres et de l’environnement. Il a insisté sur l’importance de l’identification des populations, condition d’un développement planifié et participatif.