Actualité
Concertation- Volatiana Rakotondrazafy, Représentante pays de l’ONUDI veut associer le privé pour des résultats concrets
Publié
9 heuresle
Par
Redaction
La nouvelle Représentante de l’ONUDI en Côte d’Ivoire a réuni, jeudi 20 août à Abidjan, les responsables des principaux projets soutenus par l’organisation. Au cœur des échanges : accélération de la mise en œuvre, mobilisation de nouveaux financements, implication du secteur privé et partage d’expériences. Le projet FEM 11042 sur la mobilité électrique s’est particulièrement distingué par son approche tournée vers la démonstration concrète de solutions de transport durable.
Pour sa prise de contact avec les partenaires nationaux, la nouvelle Représentante de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) en Côte d’Ivoire, Mme Volatiana Rakotondrazafy Andriatahina, a choisi de réunir autour d’une même table les responsables de plusieurs projets soutenus par l’organisation.
Pendant près de deux heures, les présentations se sont succédé. Mobilité électrique, conformité des produits agroalimentaires, Protocole de Montréal, gestion des déchets, financement climatique, énergies renouvelables… Derrière la diversité des projets, un même constat : les ambitions sont importantes, mais leur transformation en résultats concrets exige de lever rapidement les obstacles administratifs, financiers et institutionnels.
Et c’est précisément sur ce terrain que la nouvelle Représentante entend inscrire son action.
« Le succès, c’est dans les actions collectives »
Dès son intervention introductive, Mme Volatiana Rakotondrazafy Andriatahina a donné le ton. Elle entend poursuivre le travail engagé par ses prédécesseurs, mais avec une approche fondée sur la proximité et le travail en équipe.
Son message est clair : l’ONUDI ne doit pas être perçue comme une structure distante qui accompagne les projets depuis ses bureaux. Elle veut renforcer le lien avec les équipes nationales et les acteurs de terrain.
Une philosophie résumée en une formule : « Le succès, c’est dans les actions collectives. »
Travailler ensemble
La nouvelle Représentante a également assuré ses partenaires de sa disponibilité et de son ouverture au dialogue. Pour elle, la réussite des projets passe d’abord par la capacité des équipes à travailler ensemble, à partager les difficultés et surtout à chercher collectivement des solutions.
Parmi les projets présentés, le FEM 11042, placé sous la tutelle du ministère des Transports et des Affaires Maritimes, a occupé une place particulière.
Présenté par l’équipe conduite par M. Georges Bohoussou, Coordonnateur principal, le projet vise à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Côte d’Ivoire en s’appuyant sur les solutions d’énergies renouvelables.
Approuvé le 9 novembre 2023 pour une durée prévisionnelle de quatre ans, le projet représente un investissement global de plus de 2,27 millions de dollars, dont 1,607 million de dollars apportés par le Fonds pour l’Environnement Mondial.
Son ambition dépasse toutefois les seuls chiffres.
Réduire la pollution
Le FEM 11042 veut contribuer à faire émerger, en Côte d’Ivoire, un système de transport électrique intégré et moins émetteur de gaz à effet de serre.
Grand Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Odienné, Korhogo et San Pedro constituent les six zones pilotes retenues. Le projet cible notamment les coopératives, les entrepreneurs et les acteurs des zones périurbaines, avec une attention particulière accordée aux femmes et aux jeunes. Les objectifs fixés prévoient au moins 30 % de femmes et 20 % de jeunes parmi les bénéficiaires.
C’est sans doute l’un des points qui a le plus retenu l’attention au cours de la réunion.
Le FEM 11042 n’est pas conçu comme un projet supplémentaire destiné uniquement à produire des études ou des recommandations. Il entend tester, démontrer et documenter des solutions concrètes de mobilité électrique. Cette orientation implique naturellement une présence plus forte du secteur privé.
Le projet travaille déjà à la structuration de partenariats avec des entreprises et acteurs techniques capables d’accompagner la phase de démonstration.
Pour la nouvelle Représentante de l’ONUDI, cette dimension opérationnelle constitue précisément l’une des forces du projet.
L’enjeu est désormais de transformer les premières expériences en solutions reproductibles et capables, à terme, de mobiliser des investissements beaucoup plus importants. La question du financement a traversé l’ensemble des échanges.
Difficultés
Les différents responsables de projets ont exposé les difficultés rencontrées : procédures administratives longues, déblocage des financements, changements institutionnels, contraintes douanières, coût des équipements ou encore difficultés liées à la continuité de la gouvernance des projets.
Mme Volatiana Rakotondrazafy Andriatahina a invité les équipes à ne pas considérer le financement comme une question limitée aux ressources initialement prévues dans les projets.
Elle a notamment appelé à explorer de nouvelles possibilités, parmi lesquelles le financement climatique, les marchés carbone, les partenariats avec le secteur privé et les institutions financières.
Pour le FEM 11042, cette orientation pourrait ouvrir de nouvelles perspectives.
La mobilité électrique se trouve en effet au croisement de plusieurs enjeux : réduction des émissions, transition énergétique, développement industriel, innovation technologique et création de nouveaux marchés.
Autant d’arguments susceptibles d’intéresser les investisseurs et les mécanismes de financement climatique. Autre recommandation forte de la nouvelle Représentante : renforcer le partage d’expériences. Les responsables des projets ont été invités à ne pas travailler en vase clos. Un problème rencontré par un projet peut avoir déjà été résolu par un autre. Une procédure expérimentée dans un pays peut également servir à débloquer une situation en Côte d’Ivoire.
Cette logique de capitalisation pourrait devenir l’un des nouveaux leviers de la coopération entre l’ONUDI et ses partenaires ivoiriens.
Mme Volatiana Rakotondrazafy Andriatahina a également encouragé les équipes à mieux documenter leurs résultats afin de disposer d’arguments solides pour convaincre les partenaires financiers et favoriser la réplication des expériences réussies.
Portefeuille
À travers les présentations du SOAC, du Protocole de Montréal, du projet PCB, du projet UPOPCI et du programme consacré au financement climatique, une même réalité est apparue : la Côte d’Ivoire dispose déjà d’un portefeuille important d’initiatives dans les domaines de la transition écologique et du développement industriel durable.
Le défi n’est donc plus seulement de concevoir des projets.
Il est désormais de les faire fonctionner, de produire des résultats mesurables et de les porter à une échelle supérieure.
C’est précisément le message qui ressort de cette première rencontre de la nouvelle Représentante de l’ONUDI.
Pour le projet FEM 11042, l’enjeu est particulièrement important. Après les étapes de structuration, de gouvernance, de cartographie des acteurs, de renforcement des capacités et de dialogue avec le secteur privé, le projet entre progressivement dans une phase où les résultats devront être visibles sur le terrain.
La prochaine bataille sera donc celle de la démonstration.
Et, derrière elle, celle du passage à l’échelle. Mme Volatiana Rakotondrazafy Andriatahina a souhaité que les échanges avec les partenaires deviennent réguliers. Elle a également appelé à davantage de synergies entre les projets et à une meilleure implication du bureau national de l’ONUDI dans leur mise en œuvre.
Son ambition est simple : rapprocher l’organisation des réalités ivoiriennes et faire en sorte que les ressources mobilisées produisent le maximum d’impact. Pour les équipes nationales, le message est désormais posé.
Il faut accélérer, travailler ensemble, rechercher de nouveaux financements, associer davantage le secteur privé et surtout transformer les projets en résultats concrets.
Une orientation qui pourrait donner un nouvel élan au FEM 11042 et, plus largement, à l’ensemble des initiatives de l’ONUDI en Côte d’Ivoire.
Adams Régis SOUAGA et Service communication du projet FEM 11042
A lire aussi
-
Filière café-cacao : Au terme de son assemblée générale, l’ASPCACC adopte trois résolutions stratégiques
-
Filière café-cacao : Forte de 400.000 producteurs, l’ASPCACC appelle à scruter l’avenir avec lucidité à Yamoussoukro
-
Dabakala : 56 dragues et un impressionnant matériel d’orpaillage clandestin détruits sur le fleuve Comoé
DERNIERES INFO
- Lutte contre la déforestation et filière anacarde : Soro Beh et l’OIA mettent le cap sur la durabilité et la sauvegarde de l’environnement 21 août 2026
- Concertation- Volatiana Rakotondrazafy, Représentante pays de l’ONUDI veut associer le privé pour des résultats concrets 21 août 2026
- Filière café-cacao : Au terme de son assemblée générale, l’ASPCACC adopte trois résolutions stratégiques 20 août 2026
- Guinée Conakry – Frappé d’interdiction de sortie du pays : Voici ce qui pourrait avoir coulé Algassimou Diallo, l’Avocat général près la Cour suprême 20 août 2026
- Filière café-cacao : Forte de 400.000 producteurs, l’ASPCACC appelle à scruter l’avenir avec lucidité à Yamoussoukro 20 août 2026
NOS PARTENAIRES

