Le Burkina Faso a atteint la vitesse de croisière dans sa révolution souverainiste, conduite par le capitaine Ibrahim Traoré. La souveraineté, un choix résultant aussi de la volonté populaire, se matérialise de plus en plus dans tous les domaines de la gestion des affaires de l’État. En témoignent les nombreuses infrastructures et unités de production réalisées par le Burkina Faso et pour les Burkinabès.
Par Stefan Boni Eiphel
Inaugurée le 9 septembre 2026, l’usine de Logofourousso près de la ville de Bobo-Dioulasso, dénommée Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), a été réalisée sur fonds propres estimés à 17 milliards de Francs CFA. Cette usine a été construite pour transformer le coton local sur place en vue de fabriquer des tissus; mais aussi des vêtements et des effets d’habillement pour les militaires, les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), y compris pour les fonctionnaires civils. De même, cette usine traduit la volonté du capitaine Ibrahim Traoré de réduire d’une part, la dépendance extérieure de son pays en matière de fourniture de tissus et de vêtements pour les populations et notamment les forces de défense et de sécurité et d’autre part d’engranger plus de valeur ajoutée au plan national. Avec l’inauguration de cet édifice industriel d’une grande importance, ce sont des emplois directs créés pour des centaines de personnes. Par ailleurs, l’usine a une capacité de production annuelle qui pourrait atteindre 20 millions de mètres de tissu au tissage, entre 5 et 6 millions d’unités en tricotage et jusqu’à 20 millions de mètres pour ce qui est des opérations de finition et de teinture. Relativement à la confection, les capacités vont de 4 à 6 millions de tenues auxquelles faudrait ajouter plus de 5 millions de t-shirts et plus d’un million de paires de chaussettes par an. Le Burkina Faso, sous le capitaine Ibrahim Traoré, utilise ainsi, sa propre matière première pour couvrir ses besoins en habillement.
La quête de souveraineté militaire n’est pas, en reste et se veut désormais factuel. Dans un passé récent, lors d’une rencontre avec les forces vives de la région de Nazinon, le Capitaine Ibrahim Traoré affirmait ceci : « Désormais, notre pays va fabriquer ses propres blindés ». Aujourd’hui, c’est chose faite. En effet, le dimanche 13 septembre 2026, l’armée nationale a officiellement intégré dans ses rangs, une nouvelle dotation de véhicules blindés fabriqués localement, avec comme précision la mention ‘‘Made in Burkina’’. La fabrication de ces engins blindés militaires, au plan local, a pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles des troupes sur le terrain, de rendre l’armée plus forte face aux groupes armés terroristes et de réduire progressivement la dépendance du pays en matière d’équipements militaires étrangers. De plus en plus le Burkina Faso produira ses propres équipements militaires, sur fonds propres, pour la satisfaction de ses besoins. Cette décision souverainiste, n’est pas sans Impact positif sur l’emploi au niveau local. L’initiative permet donc à des jeunes ingénieurs et inventeurs locaux de participer à l’effort national.
Une production interne et un commerce extérieur qui boostent l’économie
Disons-le clairement, avec ces productions locales, c’est l’économie et le commerce burkinabè qui connaissent une nette amélioration. La consommation locale permettra d’engranger davantage de recettes, y compris les exportations éventuelles de ces produits locaux un peu partout sur le continent, en vue de faire tourner l’économie nationale. À souligner à cet effet que la balance commerciale du Burkina Faso, au premier semestre 2026, a enregistré un excédent record de 2320,4 milliards de FCFA porté par une forte progression des exportations, selon les données de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP). L’or brut représente la majorité des exportations du fait de la forte production minière; tandis que le coton participe aussi à cette hausse avec une progression estimée à 47 milliards de FCFA de recettes. Une évolution qui confirme ainsi, le rôle encore important de la filière coton dans les échanges extérieurs du pays.
Les grandes nations se reconnaissent dans la capacité à produire des biens et des services, à innover en permanence pour satisfaire aussi bien les besoins locaux que ceux de l’extérieur. En outre, une grande nation se reconnaît par les choix forts qu’elle opère pour la garantie de sa souveraineté à tous les niveaux et de son autonomie économique. Cette conception des grandes nations a été bien perçue par le capitaine Ibrahim Traoré qui entend conduire, à travers des décisions fortes et leur mise à exécution, le Burkina Faso sur le chemin des nations au développement économique et social soutenu.