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Côte d'Ivoire

Tourisme : comment Amadou Koné a ouvert les portes du ciel ivoirien à Emirates

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En facilitant la signature d’un protocole d’accord tripartite entre Emirates, le ministère du Tourisme et des Loisirs et son propre département, le ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné, a transformé une ambition touristique en levier économique. Retour sur une diplomatie aérienne menée de main de maître, avec un artisan discret : le Directeur général du transport aérien, Djibril Coulibaly Hamed.

C’est une signature qui pourrait bien changer la trajectoire touristique de la Côte d’Ivoire. Le 15 septembre 2026, en marge de l’Arabian Travel Market à Dubaï, Emirates Airlines, le ministère ivoirien du Tourisme et des Loisirs et celui des Transports et des Affaires Maritimes ont paraphé un protocole d’accord tripartite. Objectif affiché : doper les arrivées internationales vers la “Sublime Côte d’Ivoire”, renforcer la connectivité aérienne et positionner Abidjan comme un hub de premier plan en Afrique de l’ouest. Mais derrière les caméras et les poignées de main protocolaires, une mécanique de l’ombre a été indispensable. Et à ce jeu-là, le ministère des Transports et des Affaires Maritimes a joué un rôle central. Un rôle voulu et impulsé par le ministre Amadou Koné lui-même, convaincu que sans ciel ouvert, il n’y a pas de destination qui décolle.

Un facilitateur nommé Coulibaly Hamed

Pour porter cette vision sur le terrain, Amadou Koné a choisi un homme : Djibril Coulibaly Hamed, directeur général du Transport aérien. C’est lui qui a mené les discussions techniques, défriché les contours de l’accord et coordonné les échanges entre les parties ivoiriennes et la compagnie émiratie. Un travail de fourmi, entamé dès le Dubai Airshow 2025, bien avant que les projecteurs ne s’allument sur l’Arabian Travel Market. « Ce partenariat n’est pas tombé du ciel », confie une source proche du dossier. « Il est le fruit d’une stratégie assumée par le ministre Amadou Koné, qui a très tôt compris que la connectivité aérienne était la clé de voûte de l’ambition touristique du président Alassane Ouattara ». Dans les couloirs du ministère, on souligne la méthode Coulibaly Hamed : rigueur, écoute et sens du compromis. Sa connaissance pointue des dossiers aériens et sa capacité à parler le langage des compagnies internationales ont permis d’aplanir les points de friction et de bâtir un accord équilibré, respectueux des compétences de chaque entité.

Un accord, trois parties, une ambition

Le protocole d’accord, signé par Adil Al Ghaith, vice-président senior des Opérations commerciales d’Emirates, et Son Excellence Diaby Vacaba, ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des Émirats arabes unis, ne se limite pas à une déclaration d’intention. Il engage juridiquement les parties sur plusieurs volets : promotion croisée, échanges de données, facilitation des voyages de familiarisation, offres préférentielles pour les voyagistes et transport de supports promotionnels. Pour Emirates, qui dessert Abidjan depuis deux décennies via Accra, l’accord ouvre la voie à une présence renforcée sur un marché en pleine croissance. Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit ni plus ni moins que d’un accélérateur vers l’objectif fixé : figurer parmi les cinq destinations les plus visitées d’Afrique à l’horizon 2030. « L’accord conclu aujourd’hui avec Emirates représente bien plus qu’un partenariat de promotion touristique : c’est une porte d’entrée stratégique », s’est réjoui Siandou Fofana, Ministre du tourisme et des loisirs. Une porte d’entrée dont les gonds ont été huilés par le ministère des transports et des affaires maritimes.

Abidjan, future plaque tournante

Le Ministre Amadou Koné ne cache pas sa satisfaction. Dans un communiqué, il a souligné que « ce partenariat s’inscrit pleinement dans la vision de Son Excellence Alassane Ouattara de renforcer le rôle d’Abidjan en tant que porte d’entrée stratégique régionale ». Avant d’ajouter : « Cette coopération devrait soutenir l’expansion internationale de la connectivité aérienne de la Côte d’Ivoire, renforcer la compétitivité de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny et ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement durable des secteurs de l’aviation et du tourisme ». Concrètement, le ministère des transports s’engage à faciliter la coordination avec les autorités de l’aviation civile, aéroportuaires, de sûreté et douanières, afin d’accompagner le développement des services d’Emirates. Un engagement qui témoigne de l’approche intégrée prônée par Amadou Koné : faire de l’aviation un levier au service du tourisme, et non un simple secteur technique.

Une victoire collective

Si la signature porte la griffe d’Emirates et des deux ministères ivoiriens, elle doit beaucoup à l’abnégation d’une équipe. Aux côtés de Djibril Coulibaly Hamed, d’autres cadres du ministère des Transports ont œuvré dans l’ombre, notamment pour aligner les positions ivoiriennes et garantir la cohérence juridique de l’accord. « C’est une victoire collective », insiste un proche du dossier. « Le Ministre Amadou Koné a donné l’impulsion, le DGTA a exécuté avec précision, et les équipes ont su se mobiliser. Sans cette synergie, Emirates n’aurait peut-être pas signé aussi vite ».

Avec 6,7 millions de touristes enregistrés en 2025 et une contribution au PIB visée de 11 % d’ici la fin de la décennie, la Côte d’Ivoire joue gros. Et dans cette partie, le ministère des transports et des affaires maritimes n’est pas un simple spectateur. Il est le pilote discret qui maintient le cap, pendant que le pays rêve de devenir la prochaine grande destination africaine.

 Sercom Ministère des transports et des affaires maritimes