Les charges contre Damana Adia Pickass sont désormais connues selon le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d Abidjan Plateau Koné Braman Oumar. Dans un communiqué en date de ce 6 novembre, il est fait mention de ce que << Damana Adia alias Pickass ou Pickas, 2è Vice-président du Conseil Stratégique et Politique du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire, a été conduit à la section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau, après son audition par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire, en présence de son Avocat Me Roselyne Aka-Séripka.>>
Koné Braman Oumar soutient qu une information judiciaire a été ouverte contre ce collaborateur de Laurent Gbagbo << avec mandat de dépôt>> pour des << faits d’actes terroristes; assassinat; atteinte aux opérations électorales; outrage et voies de fait envers un bureau de vote et ses membres; participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée; participation à un mouvement insurrectionnel; attroupement armé ou non armé; destruction volontaire de véhicules appartenant à autrui ; destruction volontaire de biens (véhicules, installation ou construction) appartenant à une personne de droit public; incendie volontaire de biens (véhicules, installation ou construction) appartenant à une personne de droit public; incendie volontaire de véhicules appartenant à autrui; apologie des crimes de meurtre, de pillage, d’incendie ou de destruction d’édifices, de vol, des crimes contre le droit des gens; vol commis en réunion avec port d’armes et violences ayant entraîné des blessures; complot contre l’autorité de l’Etat; atteinte à l’ordre public; organisation d’une bande armée [et] détention sans autorisation d’armes de la 1ère et de la 6ème Catégories…>>
Pour ces faits punis par la loi en plusieurs de ses dispositions répressives et pénales, et pour lui offrir un jugement contradictoire dans les règles, le mis en cause a été conduit au camp pénal de Bouaké en attendant la date de sa comparution prochaine.
C’est dans ce contexte que son parti, le PPA-CI a décidé de ne pas prendre part aux élections prochaines. Cette décision prise au cours du Comité Central de ce 6 novembre ne s’est pas appesanti sur le sort du 2è vice-président du PPA-CI lequel avait durant la période la dernière présidentielle, invité les partisans de l’opposition à tenter de bloquer le processus électoral. Il en est ressorti des violences, casses, destructions de biens et morts d’homme.
Dans son communiqué final, le PPA-CI n’a pas abordé la situation que vit Damana Adia Pickass.
Adams Régis SOUAGA