<<Communication sensible au genre et quête du dividende démographique en Côte d’Ivoire>> est le sujet de thèse présenté par Sié Esther Miriam au campus 2 de l’université Alassane OUATTARA devant un jury présidé par Prof. Kouassi Yao Edouard. Le travail de l’impétrante a été suivi et dirigé par le nouveau Professeur titulaire en Communication, Tahirou KONE, lui-même ancien de cette université. Comme membres du jury, on notait Prof. Goa Kacou, un autre ancien de l’université de Bouaké et Chef du Département Information, Communication et Arts de l’université Félix Houphouët-Boigny et Prof. Tonye Joseph Alphonse de l’université de Yaoundé [Cameroun].
Au terme des échanges sur le travail de recherche mené par la doctorante, la mention très honorable lui a été décerné non sans que le jury ait apporté un regard critique sur le travail d’ensemble. Forme, fond tout a été comme de coutume passés au peigne fin afin que le rendu final soit potable.
L’enjeu de cet travail dont les résultats selon Sié Esther Miriam, favoriser et améliorer la communication autour de la question démographique afin d’en faire un levier de développement durable avec, au cœur de cette problématique, la place de la femme dans le développement du pays.
Echanges sur le critère de la communication sensible, le nombre d’enfants, la forme de cette communication et les théories convoquées pour ce travail de recherche ont été passés au crible de l’analyse académique et intellectuelle par les éminents membres du jury. Prof . Goa Kacou, après avoir porté la critique sur l’organisation du travail a indiqué que ce travail va permettre une révision des postulats sur la place de la femme dans la société.
La question de la fertilité des femmes africaines et ivoiriennes de façon précise, est d’actualité de l’avis du président du jury, Prof. Kouassi Yao Edouard, enseignant-chercheur en Philosophie. Il faudrait à son avis débattre sur le sujet pour éviter << la domination de la femme>> par les hommes et bien cerner la problématique de la fertilité et donc du nombre d’enfants en relation avec le développement.
Pour sa part, le directeur de thèse, Prof. Tahirou Koné a estimé que le dividende démographique et ses enjeux est né de la rencontre en 2018 en terre ivoirienne des premières Dames du Sahel [SWEDD] sur la quête du dividende démographique. Pour lui, << la thématique est d’actualité car au cœur des politiques publiques car la maîtrise démographique participe de la planification de mise en place des infrastructures communautaires de base pour le bien-être social.>> << C’est une plus-value>>, a-t-il fait savoir.
De Yaoundé, Prof. Tonye Joseph Alphonse a tranché dans le vif sur la base de cette thèse, estimant que << les Sciences sociales apportent un appui au développement, servent à quelque chose.>> Pour lui également, hormis les remarques, il a salué l’œuvre << utile pour la Science >> qui pourra être complété par d’autres travaux.
Le jury a, avant de permettre à Sié Esther Miriam de savourer l’aboutissement de ce long et pénible parcours universitaire, et surtout de ce travail de recherche, recommandé << l’humilité>> dans la quête du Savoir et invité la désormais Docteure Sié, à être dégourdie et à mieux défendre ses arguments. La valeur du travail a été reconnu avec la mention très honorable.
Adams Régis SOUAGA