Au terme d’une tournée de remerciement de quinze jours, menée du 19 juillet au 2 août 2026 auprès des électeurs de Tiébissou aux côtés de son collègue Yao Konan Albert, le député N’Guessan Koffi Eugène s’est confié aux journalistes. Situation sociopolitique, crises à répétition au sein du Pdci-Rda, célébration prochaine de l’indépendance de la Côte d’Ivoire…l’honorable appelle les dirigeants à privilégier un véritable dialogue de réconciliation.
Par Bosco de Paré
Honorable bonjour ! Au terme de cette grande tournée de remerciements que vous avez initiée dans les 110 villages de Tiébissou ainsi que dans la commune, quelles sont les grandes leçons que l’on retient ?
Avec mon collègue député Yao Albert, nous venons d’achever une vaste tournée de redevabilité et de remerciements auprès des populations qui nous ont portés à l’hémicycle. Depuis les élections du 27 décembre, nos activités parlementaires nous avaient empêchés de revenir vers elles. C’est pourquoi, après la première session close le 30 juin, nous avons décidé de parcourir, du 19 juillet au 2 août, l’ensemble des 110 villages de Tiébissou, ses deux grands cantons, ses 13 tribus et les quartiers de la ville. Nous avons voulu nous-mêmes aller à leur rencontre, sans déléguer cette mission. Partout, nous avons exprimé notre gratitude pour leur confiance et pour avoir conservé les deux sièges de députés au Pdci, malgré une adversité féroce. Les populations nous ont accueillis avec joie, danses et sourires. La grande leçon, c’est leur fierté et leur souhait de maintenir un lien constant avec leurs élus. Cette tournée a renforcé l’image du Pdci et consolidé la relation entre ses représentants et leurs bases.
Vous avez aussi échangé sur les textes de loi adoptés à l’hémicycle ?
La priorité était d’abord de dire merci. Mais, à la demande des parents, nous avons évoqué certains textes, comme le nouveau code de l’environnement, afin de rappeler que l’orpaillage clandestin n’a pas sa place à Tiébissou. Nous avons également parlé de l’économie sociale et solidaire, ainsi que des lois sur l’agriculture concernant l’anacarde, le karité, le cacao ou le café. Nous avons prévu une deuxième étape, en septembre, pour organiser de véritables séances de travail, avec explications détaillées et distribution de copies des textes aux populations.
Votre zone est réputée bastion du Pdci-Rda. L’actualité du parti a-t-elle été abordée ?
Oui, naturellement ! Tiébissou est fortement acquis au Pdci-Rda. Nous avons expliqué les assignations judiciaires et rappelé que le Président Tidjane Thiam est membre du bureau politique depuis 1996, à jour de ses cotisations, et que rien ne remet en cause cette qualité. Quant à la cérémonie du Rem-Pdci-Rda à Yamoussoukro, nous l’avons qualifiée de “tempête dans un verre d’eau”. Les militants locaux ont reconnu leurs erreurs et présenté publiquement leurs excuses, ce qui a permis de sceller la cohésion.
Trois ans après le décès du Président Henri Konan Bédié, quel message souhaitez-vous transmettre ?
Sa disparition fut un choc, mais le Pdci a toujours su trouver les ressorts. Après Houphouët-Boigny, Bédié a maintenu le parti vivant. Après Bédié, Tidjane Thiam est apparu comme une lumière, une réincarnation de l’esprit d’Houphouët. Son élection en décembre 2023 fut une véritable explosion de joie. Nous disons à nos militants que Bédié reste dans nos mémoires, mais que le Pdci est plus que vivant avec Tidjane Thiam.
À l’approche des 66 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire, quel message adressez-vous ?
Je me réjouis de ce parcours. En 66 ans, la Côte d’Ivoire a connu 40 ans de paix et de progrès sous le Pdci. Aujourd’hui, j’appelle à la cohésion nationale. Nous n’avons qu’un seul pays. Que cette fête inspire nos dirigeants à engager un véritable dialogue de réconciliation. Bonne fête d’indépendance à tous les Ivoiriens, et que vive la Côte d’Ivoire !