Suivez nous sur:

Politique

Côte d’Ivoire: Quand Dr Osman Cherif veut s’inspirer de KKB, Soro et Blé Goudé

Publié

le

Militant du Pdci-Rda et proche de Tidjane Thiam, l’analyste politique Dr Osman Cherif vient de lâcher une grosse mise au point sur la toile. Il exprime le vœu de rencontrer trois mastodontes de la politique ivoirienne, notamment : Kouadio Konan Bertin (KKB), Guillaume Soro et Charles Blé Goudé pour apprendre à leurs côtés. Une sortie qui bouscule les lignes et force à regarder la vérité en face.

Par Séraphin Kouamé

« J’aurais tellement aimé rencontrer ces 3 grands mobilisateurs de la jeunesse ivoirienne pour m’inspirer de leur expérience », lâche-t-il sur sa page Facebook. Pour lui, la politique a toujours eu ses faiseurs de rois et de foules, depuis l’époque du Président Félix Houphouët-Boigny. Des gars qui, parfois sans le moindre rond en poche, ont su remuer les masses : « Parfois, ils ont bénéficié d’importants moyens financiers mais dans beaucoup de cas, ils ont dû trouver eux-mêmes les ressources nécessaires pour mobiliser et faire bouger les lignes ». Le diagnostic est net quand il distribue les rôles. Selon lui, KKB a été le patron incontesté de la mobilisation au Pdci-Rda. Soro Guillaume a fait la pluie et le beau temps à la tête de la FESCI. Quant à Charles Blé Goudé, il reste le plus grand draineur de foules de la galaxie de Laurent Gbagbo.

Pour l’analyste, les faits sont là, peu importe qu’on aime ou qu’on exècre ces personnalités, « aujourd’hui, on peut avoir des divergences profondes avec ce qu’ils sont devenus. Mais cela n’enlève rien à leur parcours ni à leur impact dans l’histoire de la mobilisation de la jeunesse ivoirienne ». Et d’ajouter sans détour : « toute personne qui connaît la difficulté de mobiliser dans ce pays doit mettre du respect sur leur nom lorsqu’on parle de mobilisation des jeunes. À ce jour, KKB, Soro Guillaume et Charles Blé Goudé restent mes références majeures ».

Attention au piège de la nostalgie

Cette sortie a le mérite de saluer l’efficacité brute de ces stratèges d’hier. Mais aujourd’hui, il y a un fossé entre l’envie d’apprendre et la réalité du terrain. Vouloir s’abreuver à cette source-là, avec tout le passif lourd de ces figures, relève de la théorie pure. La jeunesse d’aujourd’hui, connectée et fatiguée des discours fleuves, ne marche plus au pas comme dans les années 90 ou 2000. Pour un parti comme le Pdci-Rda qui cherche à se refaire une santé, s’inspirer des anciens, c’est bien. Mais s’accrocher à leurs vieilles méthodes dans le contexte actuel, c’est risquer de rater le train. Le militantisme 2.0 se gère autrement et le GPS a besoin d’être mis à jour.