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Prise en charge des ex-porteuses – L’ONG GFM3 plaide pour l’agrandissement de son centre d’accueil.

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Pionnière de la lutte contre la fistule obstétricale, l’ONG GFM3 dirigée par Mme Vehi Honorine Touré n’entend s’arrêter en si bon chemin. Dans le cadre du projet de lutte contre la fistule financé par le Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), GFM3 s’est vu octroyer un chèque pour la réhabilitation du Centre Communautaire d’Acceuil et de Réhabilitation des Femmes (CECAREF). Présidente du conseil d’administration, de ladite ONG, Mme Vehi Honorine Touré et certaines pensionnaires du centre d’accueil ont livré leurs sentiments à l’issue d’une visite d’une équipe du ministère de la femme, de la famille et de l’enfant.

<<Je suis satisfaite même si c’est pas entièrement. Ce qui fait de nous les pionniers de la lutte contre la fistule, c’est qu’au moment où on commençait, la maladie et méconnue. Aujourd’hui la fistule est connue de tous. Pendant la crise que nous avons vu un cas et nous sommes venus au CHR où MSF Belgique qui nous a recommandé à l’UNFPA. A son l’UNFPA nous a aidé à nous former, à faire beaucoup de sensiy et à former d’autres ONG qui ont endossé aussi la lutte contre la fistule>>, se souvient Dame Vehi Honorine Touré.

Malgré les multiples efforts, les moyens demeurent peu.

<< Les moyens pour prendre en charge les femmes sont peu. L’espace est grand et souvent à la rentrée , des parents démunis viennent nous voir pensant qu’ici est un internat. Ils viennent pleurer à nos pieds pour héberger leurs enfants. Nous n’avons pas assez de place. Grâce à la CEDEAO aujourd’hui, nous avons 24 places pour l’hébergement des femmes. Avant c’était exigu, grâce au ministère de la femme de la famille et de l’enfant avec la promptitude de la ministre Ly-Ramata Bakayoko. On a besoin de bâtiments supplémentaires parce que toutes ces femmes qui sont là vont manger à deux trois kilomètres en ville.  Et puis les jeunes filles mères quand elles sont en formation, leurs enfants sont derrière elles entrain de les déconcentrer. L’urgence c’est la construction d’une cantine pour les pensionnaires et l’aménagement d’une aire de jeu pour les enfants des femmes et filles vulnérables>>, plaide Mme la PCA.

Aussi, salue-t-elle la bravoure des ex-porteuses qui font du lobbying auprès de celles qui pensent que la maladie ne se guérit. <<La maladie se guérit. À l’époque on ne savait pas que ça se guérit. Les gens stigmatisaient les porteuses, on disait qu’elles étaient sorcières ou infidèles. Mais aujourd’hui, elles ont vu leurs sœurs qui sont allées et qui sont revenues avec la guérison. Qui ont constitué un vrai groupe de lobbying auprès de leurs pairs qui se cachent à sortir pour se faire soigner. Je voudrais dire merci à la CEDEAO et à la ministre Ly-Ramata Bakayoko pour leur appui>>, soutient-elle.

Ex-porteuse et pensionnaire du CECAREF,  Zan zolou qui a vécu avec la fistule obstétricale pendant plus de 40 ans dit sa joie d’être libérée. <<J’ai eu la fistule à l’âge de 13 ans à la grossesse de mon premier fils. Il y a de cela au moins 50 ans. Je ne sortais pas. J’étais mal à l’aise et  rejetée par mes camarades. J’ai souffert et c’est en 2017 que j’ai eu la santé. Grâce à l’ONG j’ai retrouvé ma dignité et je suis très à l’aise parmi mes amis. Je suis contente. Je n’ai rien payé. Nous sommes dans le centre ici et tout se passe bien. J’ai été opérée gratuitement. Je demande à mes sœurs et toutes les femmes qui souffrent en cachette de venir se faire soigner car c’est gratuit>>, lance Zan Zolou aux femmes.

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