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Justice- Le tribunal d’Agboville prépare sa sentence contre l’entreprise française les Plantations Jean Eglin

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Le 27 janvier 2021, la société d’exportation de bananes douces, les plantations Jean Eglin, sera située sur la sentence qui lui sera infligée par la section du tribunal d’Agboville où une plainte a été déposée contre elle en première instance par une famille ivoirienne, propriétaire des terres occupées par l’entreprise.

Seulement, l’entreprise française a opté pour l’absentéisme à la barre. Si au début l’avocat s’est présenté, les trois dernières audiences, il a choisi de faire le mort. Ainsi, la partie plaignante a été seule à assister aux audiences. Le 6 janvier 2021, l’affaire a été mise en délibéré pour le 27 janvier prochain.

Les Plantations Jean Eglin, occupent des terres familiales dans la région d’Azaguié depuis 1940 ! Sans un document ni contrat d’occupation là où l’entreprise revendique un titre foncier. L’entreprise qui dessert le marché européen en bananes douces se comportait comme en période coloniale en ce XIXè siècle.

Les terres de la famille Mondey Adomon est occupée par la société les Plantations Jean Eglin sans contrepartie pour la famille. La maison promise par Eglin, du vivant du patriarche Mondey Adomon, est juste demeurée un mur élevé, inachevé.

Suite au décès du propriétaire terrien, ami de Maran René, à qui il avait permis d’occuper la parcelle au nom de leur amitié, la famille n’a plus tiré un bénéfice de son domaine foncier.

Mondey Adomon était ami au français Maran René. Celui-ci, du fait de l’âge avancé, décide de retourner en France. Son épouse reste sur le périmètre et rejointe plus tard par un ami, Perez. C’est ce dernier qui fait venir Jean Eglin pour travailler avec lui jusqu’à son départ en compagnie de l’épouse Maran, suite au décès par noyade de sa fille.

Avant de rentrer en France, Perez recommande à Jean Eglin de se rapprocher du propriétaire terrien pour lui apporter assistance financière et ainsi poursuivre l’exploitation du domaine sans souci. Jean Eglin rencontre Mondey Adomon, lui aussi, en âge avancé et malade. Le français, nouvel exploitant du domaine, lance les travaux de construction d’une maison. Malheureusement, Mondey Adomon décède. Le chantier de la maison s’arrête.

Alors, commence une souffrance pour la famille du patriarche qui reçoit des miettes lorsqu’elle part voir Jean Eglin face aux difficultés financières. Jusqu’à ce que le français les informe détenir, un titre foncier sur le site.

Une façon de leur dire qu’il ne leur doit plus rien.

Il a fallu attendre septembre 2020, pour que les petits-enfants du propriétaire terrien lance l’assaut contre cette multinationale de la banane douce devant le tribunal d’Agboville qui ouvre l’audience préliminaire le 21 octobre 2020.

Le 11 novembre 2020, l’avocat de l’entreprise est présent avec sa réplique. Depuis, cinq autres audiences ont eu lieu avec la non-présence de l’avocat de la société les Plantations Jean Eglin.

Le délibéré est prévu pour le 27 janvier prochain et l’entreprise française sera située sur la sanction encourue si elle est reconnue coupable d’enrichissement sans cause.

Un courrier de Laurore.net adressé à la société pour avoir sa version des faits est demeuré sans suite à ce jour, 1 mois après son dépôt.

Adam’s Régis SOUAGA

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