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Edito- Permettre aux ivoiriens d’espérer / A.R.S

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Jeudi 15 octobre 2020, sur les antennes de France24, Pascal Affi N’guessan s’est livré à une partie qu’il affectionne, la diatribe acerbe servie à des millions de téléspectateurs sans que cela ne grandisse la Côte d’Ivoire. Il respirait difficilement tant la colère le disputait à la haine contre Ouattara dans sa poitrine.

Il s’est érigé en avocat de Soro et Gbagbo, sonnant la charge contre Alassane Ouattara, l’empêcheur de tourner en rond. Le ridicule était à son comble. Affi N’guessan, sans sourciller, à réciter la sempiternelle rengaine contre le RHDP et Alassane Ouattara, les arrêts de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) non reconnue par la Côte d’Ivoire.

Face à la fatalité électorale qui s’écoule vers la date du 31 octobre, il se met dans la posture négativiste. « Nous ne reconnaîtrons aucune institution qui annoncera la victoire de Ouattara » a-t-il lancé. De cette avalanche de propos qui ne grandissent pas Affi, on retient l’inconséquence de l’opposition ivoirienne, sans projet de société. Ah si ! L’opposition ivoirienne a un charmant projet, le Tous sauf Ouattara !

Dans un pays dominé par une forte jeunesse, en quête de nouveaux repères, pressée de voir le développement du pays lui ouvrir les bras de l’emploi et de la sécurité, de l’assurance en un lendemain meilleur, notre opposition en est à ramer à contre-courant de l’idéal attendu.

Elle engage une frange de la jeunesse, les idiots utiles, toujours bons pour le service sans en savoir la portée, à s’opposer « par des moyens légaux » aux opérations électorales en cours. Aussitôt dit, aussitôt appliqué comme mot d’ordre avec l’enlèvement de l’épouse d’un gendarme et de son fils.

Voici le scénario de la guérilla dessinée par les sécurocrates de l’opposition ivoirienne qui, toute honte bue, se rétractent devant le candidat du RHDP, au bilan remarquable. Il reste beaucoup à faire comme il restera toujours beaucoup à faire dans un pays qui a reculé de 20 ans après le décès du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny.

L’exacerbation de la nationalité est-elle un projet de société au bénéfice de 25 millions d’habitants ? Bédié et Affi se sont-ils rendus dans ces villages aujourd’hui connectés au réseau électrique et qui bénéficient de l‘adduction en eau potable ?

On ne saurait bâtir durablement ce pays dans la haine, la souillure de l’autre, le mensonge éhonté et sans âge. La jeunesse ivoirienne a besoin d’espérer et à ce jeu, le Coordonnateur du projet de société du RHDP, Patrick Achi, a présenté celui de son parti. Là où les ivoiriens attendaient les propositions de l’opposition, qui de par la voix d’Affi N’guessan, estime que Ouattara est « minoritaire » et « ne peut gagner une élection loyale sans recours la force, s’appuyant sur l’armée, la gendarmerie et la police » ou « veut faire un passage en force », c’est plutôt la fuite en avant.

En vérité, on a compris ni Affi ni Bédié ne veulent être mâtés par Alassane Ouattara. L’opposition ivoirienne n’a aucun schéma de gouvernance. Ses animateurs, engoncés dans leurs fausses certitudes, nourris pour bon nombre au lait de la république et loin du quotidien de leurs compatriotes, se cherchent une voie de salut par la bravade.

En appelant à empêcher les opérations électorales par la force, Affi et Bédié se révèlent comme des adeptes du raccourci politique. Ils en oublient que les dés sont jetés, après avoir voulu ruser avec eux-mêmes. Les candidats à cette élection, Alassane Ouattara et Kouadio Konan Bertin (KKB) qui revendiquent des programmes de société, iront à la rencontre de leurs compatriotes durant 15 jours.

Entre temps, les empêcheurs d’élection pourront tenter de dissuader les électeurs qui voudraient retirer leurs cartes. A leur risque aussi. Affi et Bédié ne feront que des discours de condamnation, pas plus en faveur de quelques jeunes interpellés par les forces de sécurité. Il est encore temps pour ces vieux, qui ont déjà joui des ors de la République, de permettre à leurs jeunes fils et frères, leurs petits-enfants, d’espérer. C’est ce que Houphouët-Boigny leur a permis de faire. Dans la paix retrouvée, Alassane Ouattara veut le faire aussi pour ses compatriotes et ce n’est pas un second péché originel. La sorcellerie diurne de l’opposition ivoirienne est tout simplement répugnante !

A.R.S

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