Suivez nous sur:

Science

Côte d’Ivoire/ Production scientifique : Pourquoi les articles ivoiriens sont si peu cités ?

Publié

le

Quinzième sur 54 pays africains pour le nombre de ses articles scientifiques, la Côte d’Ivoire n’est que 38e sur 43 pour leur impact. Selon une analyse relayée par la page jlk_Info, tout se joue dans le choix des revues dans lesquelles les chercheurs font les publications.

Par Séraphin Kouamé

Entre 2020 et 2026, la Côte d’Ivoire a publié 16.346 articles scientifiques. Sa production a progressé de 70 % entre 2020 et 2025, contre 38% en moyenne dans le monde. Mais la qualité ne suit pas. Seuls 42,5% des articles ivoiriens paraissent dans des revues internationales reconnues, contre 60,5% pour le pays africain médian. Par ailleurs, 7,7% figurent parmi les 10% les plus cités au monde (14,4% en Afrique) et 0,87% dans le top 1% mondial. L’analyse pointe les supports choisis. 776 articles sont déposés sur Zenodo (0,03 citation en moyenne), 570 publiés dans l’European Scientific Journal (0,36 citation) et 501 chez GSC Online Press (0,66 citation). Les deux derniers sont qualifiés de « prédateurs » par jlk_info. À titre de comparaison, un article de la revue PLoS One reçoit en moyenne 3,35 citations.

Certaines institutions s’en sortent mieux notamment la BAD avec 36,4%, AfricaRice 35,6%, le CSRS 24,5% et l’ENSEA 21,4%. Celles-ci publient majoritairement dans des revues reconnues : 87,8 % pour AfricaRice, 83,9% pour la BAD et 75,6% pour le CSRS. Les sciences agricoles et biologiques pèsent 27% de la production ivoirienne, soit 5,6 fois leur poids mondial. L’économie place 22 % de ses articles dans le top 10 % mondial, au-dessus de la moyenne mondiale.

« Le problème n’est pas nos chercheurs. Le problème, c’est où ils publient », écrit jlk_info, qui recommande de publier dans les revues de référence, pour la visibilité, la carrière et l’image du pays. Selon ce site, si 60% des articles paraissaient dans ces revues, la Côte d’Ivoire entrerait dans le top 10 africain.