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Politique

Côte d’Ivoire – Attaques contre Gbagbo : Le PPA-CI monte au créneau contre le ministre Amadou Coulibaly

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Le parti de Laurent Gbagbo ne décolère pas. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 21 juillet 2026 à Abidjan, le PPA-CI répond sèchement au porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui a récemment traité l’ancien président « d’assassin » et de « criminel ».

Par Bosco de Paré

Tout est parti d’une sortie du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Selon le vice-président et commissaire général du pacte social du PPA-CI, Jean-Gervais Tcheidé, lors d’une intervention largement partagée sur les médias et les réseaux sociaux, Amadou Coulibaly a qualifié le pacte social proposé par Laurent Gbagbo « d’enfumage » et de « propos vaseux ». Pire, il a présenté l’ancien chef de l’État comme « un assassin et un criminel ». Des mots qui passent mal chez les proches de l’ancien Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Le PPA-CI condamne « fermement » ce qu’il considère comme des propos « méprisants, injurieux et incompatibles avec la retenue et la hauteur attendue d’un ministre de la République ». À en croire Jean Gervais Tcheidé, on peut ne pas être d’accord en politique, mais il y a une manière de le dire.

« Le débat politique peut être contradictoire et les divergences profondes, mais un ministre doit répondre aux idées par des arguments et non par l’invective. Il doit surtout observer le respect dû aux institutions de la République et aux anciens chefs de l’État », martèle le parti. Le commissaire général du pacte social du PPA-CI a brandi l’argument judiciaire. Il a rappelé que Laurent Gbagbo a été jugé puis acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi) de toutes les charges qui pesaient sur lui. « Après plusieurs années de procédure et l’audition de nombreux témoins, dont plusieurs sont issus du camp de ses adversaires, la justice internationale n’a pas établi sa responsabilité pénale dans les faits qui lui étaient reprochés », souligne M. Tcheidé. Et d’insister : « cette décision de justice doit être respectée par tous, y compris par les membres du gouvernement Rhdp ».

Le PPA-CI s’étonne qu’un membre du gouvernement continue de présenter Gbagbo comme un « criminel ». Une posture qui, à ses yeux, constitue « une grave banalisation de la décision rendue par la Cour pénale internationale ». Le parti en profite pour défendre le fameux pacte social de son leader, qui selon le vice-président, s’inscrit dans la continuité de la pensée politique de Gbagbo et repose sur le rassemblement, la réconciliation, la restauration de la confiance, la justice et la promotion du mérite. Et ce mérite justement, le PPA-CI le retourne contre Amadou Coulibaly. « Le mérite implique donc notamment qu’un ministre de la République sache respecter le statut d’un ancien président de la République et préserver, par son langage, la dignité et la fonction qu’il exerce ».

Au-delà du cas du ministre Amadou Coulibaly, le parti de l’opposition dénonce aussi le silence des institutions face aux attaques « répétées et particulièrement virulentes » de certains cyberactivistes contre l’ancien président. Un silence qui, selon lui, « soulève de légitimes interrogations ». Le PPA-CI appelle le gouvernement à « davantage de retenue et de responsabilité ». Car, conclut-il, la « Côte d’Ivoire a besoin de vérité, de justice, de réconciliation et d’espoir. Elle n’a pas besoin de la réactivation permanente des règles du passé ni de l’abaissement du débat politique ».