Le week-end dernier, les Forces de défense et de sécurité ont démantelé plusieurs fumoirs et saisi drogues et médicaments détournés en plein cœur de Bouaké, sur interpellation directe du maire Amadou Koné. Une offensive qui referme, en apparence, un troisième front après ceux de la salubrité et de la sécurité routière , et qui consolide un peu plus le statut de deuxième ville du pays comme cité la plus attractive de Côte d’Ivoire.
C’est une offensive d’ampleur qui a visé, le week-end dernier, les circuits du trafic de stupéfiants à Bouaké. Sous l’impulsion du maire Amadou Koné, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont mené une vaste opération de répression contre ce fléau, à la suite d’une interpellation directe de l’édile, qui a rappelé l’urgence de restaurer la sécurité et la santé publique dans la commune. D’importants effectifs ont été mobilisés pour frapper les réseaux de distribution en plein cœur de la ville.
Bilan
Le bilan provisoire de cette opération est déjà significatif. Plusieurs sites de consommation et de vente, communément appelés « fumoirs », ont été localisés et démantelés. Lors des perquisitions menées dans ces lieux, les forces de l’ordre ont procédé à d’importantes saisies : de nombreuses doses de cannabis prêtes à la vente, ainsi qu’une quantité considérable de comprimés, parmi lesquels du Tramaking (250 mg) et d’autres médicaments contrefaits ou détournés de leur usage médical.
L’opération s’est également soldée par de nombreuses interpellations. Plusieurs individus, suspectés d’être impliqués à divers degrés dans le trafic, la vente ou la consommation de ces substances, ont été conduits dans les postes de police pour la suite de la procédure. Cette action d’envergure, saluée par le maire de Bouaké, illustre l’engagement de l’administration locale et le professionnalisme des forces de l’ordre, placées sous la direction du général Youssouf Kouyaté, directeur général de la Police nationale.
Cette opération contre la drogue ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans la continuité d’une méthode que le maire Amadou Koné, également ministre des Transports et des Affaires maritimes, applique à Bouaké depuis son arrivée à la tête de la mairie en 2023 : assainir la ville, lui donner un visage humain et propre, pour la rendre toujours plus attractive.
Cette ambition se lit d’abord dans la lutte quotidienne contre l’insalubrité. Des séances de salubrité sont organisées chaque jour, pilotées par les adjoints au maire, auxquelles l’édile lui-même prend part une fois par mois dans le cadre de l’opération « Grand Ménage ». Elle se lit aussi dans les infrastructures sorties de terre : le nouvel Hôtel de Ville de Bouaké, plusieurs équipements à vocation écologique , le grand marché de la ville, ou encore l’arrivée des bus de la Sotra, qui a doté la commune d’un transport urbain moderne, longtemps réservé à la capitale économique.
À ces réalisations s’ajoutent des rencontres régulières avec les communautés, destinées à entretenir la cohésion sociale, ainsi que des actions en faveur de l’éducation, de la santé et du social, pensées pour le bien-être des populations et le vivre-ensemble. Un socle sur lequel la commune a pu bâtir sa réputation de ville la plus attrayante et la plus attractive du pays.
Stratégie
Le combat contre les fumoirs marque en réalité une nouvelle étape, murement construite, dans la stratégie municipale. Après la bataille de la salubrité, Amadou Koné et le conseil municipal de Bouaké s’apprêtaient déjà à déployer une stratégie locale de sécurité routière, destinée à endiguer l’incivisme des conducteurs de deux et trois roues dans la commune. C’est dans ce même élan qu’intervient, aujourd’hui, la lutte contre le trafic de drogue et autres stupéfiants.
La logique est cohérente : une ville propre attire, une ville sûre retient, une ville débarrassée de ses trafics rassure. L’insalubrité repousse les visiteurs et les investisseurs ; l’incivisme routier fragilise la vie quotidienne et la sécurité des populations ; le trafic de drogue mine la jeunesse et la tranquillité publique. En s’attaquant méthodiquement à ces trois fronts, la municipalité ne se contente pas de réagir à des problèmes ponctuels : elle construit, pierre après pierre, les conditions d’une attractivité durable.
Le titre de ville la plus attrayante et attractive de Côte d’Ivoire ne se décrète pas, il se construit. À Bouaké, il semble aujourd’hui s’appuyer sur un triptyque assumé : la propreté des rues, la discipline sur les routes et, désormais, la fermeté face aux trafics. Chaque front comblé rend le suivant plus visible, et chaque victoire, même partielle, renforce la crédibilité de l’ensemble de la démarche.
Reste à transformer l’essai dans la durée. Le démantèlement de fumoirs, aussi spectaculaire soit-il, ne suffit pas à éradiquer un trafic par nature mouvant. Mais le signal envoyé est clair : à Bouaké, l’administration municipale entend occuper le terrain, sur la salubrité comme sur la sécurité, pour que la deuxième ville du pays continue de porter, sans contestation, son titre de ville la plus attractive de Côte d’Ivoire.
Adams Régis SOUAGA et Sercom Amadou Koné