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Côte d'Ivoire

Bocanda – Surpris de nuit sur un site d’orpaillage illégal : Trois gendarmes révoqués

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Trois sous-officiers de la Gendarmerie nationale ont été révoqués et rayés des effectifs après avoir été surpris de nuit sur un site d’orpaillage illégal à Tokro, dans la sous-préfecture de Bengassou, département de Bocanda. Ils y avaient été affectés pour assurer la surveillance du site après le déguerpissement des orpailleurs clandestins.

Par Bosco de Paré

L’affaire s’est produite dans la nuit du 3 au 4 septembre 2026. Affectés au poste d’observation de Bengassou dans le cadre de l’opération Renard, les trois sous-officiers avaient pour mission de surveiller le site après le départ forcé des orpailleurs qui y exerçaient illégalement leur activité. Mais, cette nuit-là, les trois éléments ont quitté leur poste. En tenue civile, ils se sont retrouvés sur le site d’orpaillage, précisément au niveau des trous creusés par les orpailleurs. Une présence qui n’est pas passée inaperçue. Des jeunes du village, constitués en comité de surveillance, les ont surpris sur les lieux avant de les appréhender. Les trois gendarmes ont ensuite été conduits à la brigade de gendarmerie de Bocanda. Il s’agit des maréchaux des logis Affian N’Dri Benjamin, matricule 503.865, Diomandé Sinaly, matricule 504.201, et Ouattara Kouakou Ilias, matricule 504.813.

La suite de l’affaire ne s’est pas fait attendre. Dans un message daté du 16 septembre 2026, le commandant de la Légion de gendarmerie mobile de Yamoussoukro annonce la révocation des trois sous-officiers, avec effet à compter du 9 septembre 2026. La décision précise que les intéressés sont rayés des effectifs de la Gendarmerie nationale pour « faute contre l’honneur ». Le commandant d’unité est, par ailleurs, instruit de procéder au retrait de leur paquetage complet, ainsi que de leurs cartes professionnelles, cartes de mutuelle et cartes d’assurance FPM.

Le cas de ces trois sous-officiers est d’autant plus marquant qu’ils avaient été commis à la surveillance du site après le déguerpissement des orpailleurs clandestins. Leur présence, de nuit et en tenue civile, au niveau des trous d’exploitation, a finalement conduit à leur interpellation par les jeunes du village, puis à leur révocation de la Gendarmerie nationale.