La Présidente du Sénat, Kandia Kamissoko Camara, a ouvert ce lundi 12 octobre la deuxième session ordinaire de l’année 2026, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro qui sert d’hémicycle. Digitalisation des travaux, neuf textes à examiner et mise en garde contre l’orpaillage illégal étaient au menu de son discours.
Bosco de Paré
Neuf textes au programme. Outre les projets de loi de finances, les sénateurs examineront notamment le projet de loi sur l’amélioration génétique animale, celui sur la promotion des Pme et entreprises de taille intermédiaire, et la ratification de l’ordonnance modifiant certaines dispositions du Code électoral. Le Sénat se digitalise. La présence des sénateurs est désormais enregistrée en temps réel, les amendements se déposent sur une plateforme électronique et les travaux sont archivés de façon digitale. Le vote électronique sera bientôt expérimenté. « Oui, le Sénat se modernise », a lancé la Présidente, qui voit dans l’intelligence artificielle un appui à la recherche documentaire et à l’analyse des textes, sans jamais remplacer le jugement du législateur.
Se prononçant sur le sujet de l’orpaillage illégal, Kandia Camara a dit être préoccupée par la progression du phénomène et soutient le renforcement des sanctions contre les réseaux impliqués. « Au-delà des terres dégradées, c’est l’avenir de nos enfants qui se trouve hypothéqué », a-t-elle averti. « Il nous appartient de faire de cette session un temps d’action utile, de décisions responsables et de résultats concrets au service de la Nation », a-t-elle déclaré avant de proclamer la session ouverte.
Le Président de l’Assemblée nationale, représentant le Chef de l’État, des membres du Gouvernement, des diplomates et une délégation du Sénat gabonais conduite par Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori Onanga ont pris part à la cérémonie.
Pendant ce temps, à Yamoussoukro se tient aussi une formation certifiante en ingénierie législative, avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Université Senghor d’Alexandrie, réunissant une cinquantaine de parlementaires francophones.