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Economie

Yamoussoukro – Filière anacarde : Quand le miel vient au secours des producteurs de cajou

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Un atelier de formation sur les techniques modernes d’apiculture sous les anacardiers s’est ouvert ce lundi 7 septembre 2026 dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro. Cette initiative a pour but de permettre aux acteurs de la filière, de diversifier leurs revenus tout en boostant la productivité de leurs vergers.

Le président du Conseil d’administration de l’OIA Anacarde, M. Soro Bêh, ouvrant la série d’allocution, a rappelé l’importance de la biculture. « L’association de l’anacarde et de l’apiculture accroît la productivité par la pollinisation et crée un revenu additionnel grâce au miel », a-t-il affirmé. Il a également salué les performances de la filière cajou, passée de 500 000 tonnes en 2013 à plus de 1,5 million en 2026, faisant de la Côte d’Ivoire le premier producteur mondial.

Le président a insisté sur la nécessité de passer d’une logique de quantité à une logique de durabilité, reposant sur trois piliers : économique, sociétal et environnemental. « Chaque verger doit devenir un espace de productivité, de biodiversité et de création de revenus », a-t-il martelé, invitant les producteurs à embrasser l’innovation et à diversifier leurs activités grâce aux produits de la ruche.

Le commissaire du gouvernement, M. Soro Fozié, a pour sa part replacé cette initiative dans le cadre de la loi d’orientation agricole. Il a souligné que la diversification est une réponse incontournable aux défis climatiques et financiers : « Face à la volatilité des prix mondiaux, l’apiculture offre une sécurité de revenus et une durabilité agricole ».

Quant au secrétaire général de la préfecture de Yamoussoukro, Claude Djerehé, représentant le préfet de région, il a salué le leadership de l’OIA Anacarde et rappelé que cette formation est une innovation majeure pour améliorer la productivité des vergers tout en diversifiant les revenus des producteurs. « Intégrer l’apiculture sous les vergers d’anacarde est une innovation de portée capitale », a-t-il déclaré en ouvrant officiellement l’atelier.

Pendant trois jours, les participants apprendront à fabriquer et gérer des ruches, à récolter et conditionner le miel, mais aussi à valoriser les produits dérivés comme la propolis ou la cire. L’objectif est clair « transformer chaque producteur en acteur de la biodiversité et en entrepreneur apicole, capable de renforcer la compétitivité de la filière cajou tout en améliorant ses revenus. »

Cet atelier marque une étape décisive dans la modernisation de l’agriculture ivoirienne. En associant l’anacarde et l’apiculture, les producteurs s’ouvrent à une nouvelle ère où durabilité, innovation et inclusion sociale deviennent les maîtres mots.

Service de Communication

N.B : Le titre et le chapeau sont de la Rédaction