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Côte d'Ivoire

Tiébissou – Tension au sommet de la chefferie : Nanan Koigny de Gbegbessou accusé de ‘‘hold-up’’ sur le trône canton Ahétou

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La chefferie traditionnelle Ahétou de Tiébissou traverse une zone de turbulences. Un quiproquo autour du siège cantonal menace de dégénérer en crise profonde. Au cœur de la controverse, Nanan Koigny, chef du village de Gbegbessou, qui se présente depuis quelques années comme le nouveau chef canton Ahétou. Une prétention vivement contestée par la chefferie de Lomokankro, chef-lieu de sous-préfecture, qui revendique l’exclusivité du siège cantonal.

Lomokankro rappelle l’histoire

Dans une déclaration rendue publique le dimanche 30 août 2026, les cadres de Lomokankro, avec à leur tête Assa Kouamé Jean Édouard, président de la mutuelle, ainsi que les gardiens des us et coutumes, ont retracé l’histoire pour rétablir la vérité. « Lomokankro, village centre Ahétou situé dans le département de Tiébissou, chef-lieu de la tribu Lomo et chef-lieu de sous-préfecture, a été l’un des premiers villages Ahétou à s’installer dans la zone », rappellent-ils. Les huit tribus Ahétou y disposent chacune de leur tabouret royal, toujours conservé dans la maison des ancêtres.

Une succession marquée par le matriarcat

Les sachants rappellent que chez les Baoulé, la succession est matrilinéaire. La reine N’gatta Amoin avait confié le trône à son frère N’gatta Dolou, fondateur de N’gattadolikro, à la demande du colon. Après son décès, des usurpations ont marqué l’histoire, mais la légitimité du siège cantonal est restée attachée à Lomokankro. La preuve symbolique en demeure « la graisse du bélier sacrifié par Gnamien Brou, toujours conservée à Lomokankro, attestant que le chef-lieu du canton est bien ce village. »

Appel aux Autorités

Les contestataires dénoncent aujourd’hui « un président d’association de chefs Ahétou qui s’impose avec ses complices comme chef canton », c’est pourquoi ils interpellent les autorités politiques et administratives notamment le ministre d’État Jeannot Ahoussou-Kouadio, le ministre Amédé Kouakou Koffi, le préfet du département de Tiébissou, Gouassiro Ernest, et la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire. Ils demandent une intervention impartiale pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de « hold-up anti us et coutumes ».

Les cadres de Lomokankro mettent en garde contre les dérives financières et les ambitions personnelles qui pourraient fragiliser l’harmonie entre les familles. « Que les quelques cadres de Tiébissou qui pensent qu’être chef canton découle des moyens financiers se ressaisissent afin d’éviter des conflits honteux », insistent-ils. Ils exhortent les autorités à trancher avec équité afin de préserver la paix et la cohésion sociale dans la région.

Service de communication

N.B : Le titre est de la Rédaction

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