En décembre 2026, les pays membres de l’Onu éliront un nouveau Secrétaire général, en remplacement du portugais Antonio Gutterres. Au nombre des candidats déclarés, figure Macky Sall, l’ancien président Sénégalais. Yao Noël, ancien Président de l’Unjci et actuel Président de l’Union des Journalistes de la presse libre africaine (Ujpla) pose une hypothèse sur cette candidature qui soulève tant de réactions controversées.
Par Bosco de Paré
Dans une publication sur le site d’informations africaines, afrique-africains.com, le Président de l’Ujpla estime que le soutien apporté par les autorités Sénégalaises à Macky Sall est « tardif ». « (…) L’on se prend à s’interroger sur la candidature de l’ancien Président sénégalais Macky Sall et les réactions contrastées que suscite sa volonté de briguer ce prestigieux poste onusien. Entre d’un côté, le Président Bassirou Diomaye Faye qui vient, à retardement, de lui apporter le soutien du Sénégal et les positions carrément hostiles et opposées, il y a aussi certains citoyens sénégalais qui ont fait le choix du ‘‘linge sale qui se lave en famille’’ et qui décident de ne pas tenir rigueur à l’ancien chef de l’État de ses manquements démocratiques et de gouvernance pour lui souhaiter bon vent dans sa campagne pour le secrétariat général de L’Onu. Dont Acte! ».
Pour Yao Noël, même si les ambitions de l’ancien Président du Sénégal de briguer le secrétariat de l’Onu sont nobles, en revanche beaucoup de choses restent à comprendre. Entre autres : l’exercice du pouvoir d’Etat, les principes fondateurs de l’Organisation des Nations-Unies (Onu). Sur le premier point, Yao Noël rappel que « l’exercice du pouvoir d’Etat n’autorise aucun dirigeant à des excès et outrances, qu’il s’agisse des droits et libertés ou de la gestion (économique et sociale) des affaires publiques ».
En ce qui concerne l’Onu, le Journaliste émérite rappelle quel celle-ci a été « créée pour la démocratie, la justice, la liberté, la sécurité, la paix et le développement global et durable dans le monde ». Le Président de l’Union des Journalistes de la presse libre africaine (Ujpla) s’indigne et refuse que cette organisation mondiale veuille couvrir des ‘‘dictateurs’’. « L’Onu ne saurait, devenir subitement aujourd’hui, un lieu ou un endroit de ‘‘blanchiment’’ de prédateurs des droits de l’homme et des libertés des citoyens. Dès lors, que faire ? Que reste-il à faire pour le Conseil de sécurité de l’Onu, véritable directoire mondial en matière de paix et de sécurité internationales ? »
« À cet organe important et stratégique de l’instance onusienne en matière de choix du Secrétaire général, il appartiendra, de peser objectivement, le pour et le contre de cette candidature de Macky Sall pour se déterminer et trancher en toute souveraineté et dans le seul intérêt de la paix, de la sécurité internationale et de l’humanité entière. Dans toute cette affaire, l’Afrique et les africains ne sont pas et ne seront pas à une contradiction près ».
Pour mémoire, une grave crise politique a secoué le Sénégal de 2021 à février 2024. Ce qui a affaibli l’autorité de Macky Sall et conduit à l’élection de Bassirou Diomaye Faye, candidat du Pastef, principal parti de l’opposition porté par Ousmane Sonko.