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Côte d'Ivoire

Région de la Nawa – Extraction d’or : Parfait Kouamé Kouadio (D.R des mines et de la géologie) explique tout sur l’orpaillage

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Signalée depuis peu comme grande zone productrice d’or en Côte d’Ivoire, après le cacao dont elle est première productrice nationale, la région de la Nawa attire des prédateurs en tous genres et autres orpailleurs clandestins qui sapent le travail du gouvernement.

A partir des exemples des villages d’Etiennekro, dans le département de Méagui, et Koméayo, dans la Commune de Mayo, Sous-préfecture de Liliyo dans le département de Soubré qui suscitent la convoitise, le Directeur régional des mines et de la géologie, Parfait Kouamé Kouadio, tout en reconnaissant la présence de nombreux clandestins dans sa zone de compétence à l’instar d’autres régions du pays, a expliqué les efforts du gouvernement et notamment de la direction régionale pour enrayer le phénomène, du moins pour en réduire la progression. Il invite par ailleurs les riverains à signaler au plus vite les mouvements suspects à la direction régionale des mines et de la géologie.

Rencontré dans les locaux le jeudi 12 mars 2026 dans la matinée, Parfait Kouamé Kouadio s’est voulu magistral dans ses explications. Permis de recherche, autorisation d’exploitation, brigades de répression, suivi environnemental aux fins d’exploiter à nouveau les terres pour des cultures, collaboration avec les forces de sécurité ainsi que des ministères agissant dans le domaine, les sanctions encourues par les bandits et les exploitants agricoles des sites, tout y est passé.

Une communication de proximité pour sensibiliser sur les méfaits de l’orpaillage illégal et dissiper les interprétations, souvent fantaisies erronées des populations, sur l’action, du comportement des agents de la direction des mines et de la géologie les accusant de passivité ainsi que des forces de sécurité, notamment le corps de la gendarmerie qui ferment volontairement les yeux, du moins couvrent les renégats est largement répandue.

Il n’en est rien de tout cela, selon le Directeur régional des mines et de la géologie. A la question de savoir pourquoi les exploitants clandestins ne sont pas réprimés quand ils sont signalés, il explique que les populations font souvent des amalgames. « Elles confondent les travaux d’exploration et l’orpaillage clandestin. Les travaux sont l’œuvre des sociétés en possession de leurs permis d’explorer. Lorsque les populations riveraines voient cela, elles se disent que c’est de l’orpaillage clandestin », a expliqué Parfait Kouamé Kouadio.

Pour les sites d’orpaillages clandestins identifiés, des opérations de déguerpissement sont menées par le groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal, (créé à cet effet) et des interpellations effectuées. « D’ailleurs, nous sommes à pieds d’œuvres pour sensibiliser les populations », dit-il.

Pour preuve, « pendant trois semaines dans les mois de février et mars 2026, nous avons parcouru, en compagnie des autorités préfectorales, le département de Buyo pour sensibiliser les populations. Nous reprendrons le mouvement dans les tout prochains jours dans le département de Soubré, et la zone de Liliyo est au programme”, a-t-il dit.

Pour la région de la Nawa, ce sont plus de 80 autorisations d’exploitation qui ont déjà été délivrées par le ministre en charge des mines à des personnes physiques ou sociétés pour l’exploitation de l’or. C’est pourquoi le Directeur régional des mines et de la géologie et ses collaborateurs exhortent les candidats à l’extraction d’or de se rapprocher de leur service pour des informations idoines, en ce que la procédure pour la légalité est désormais à la portée de tous. Une décision gouvernementale qui pourrait certainement freiner cette délinquance, parfois même à cols blancs.

Des orpailleurs clandestins, pris en flagrants délits, ont déjà été présentés au Procureur de la République du tribunal de Soubré. Certains ont été condamnés à de lourdes peines, quand d’autres ont été acquittés pour insuffisance de preuves.

Laurent Nahounou