La grande salle de réunion de la Sous-préfecture de Yamoussoukro a accueilli, le mardi 31 mars 2026, une rencontre d’information consacrée à la lutte contre l’orpaillage illégal. Autour du Sous-préfet Yéo Dohogninnina et du Directeur régional des Mines et Géologies, Dabah Innocent Sika, les chefs traditionnels, présidents de jeunesse et associations de femmes ont été sensibilisés sur les dangers de cette pratique et les responsabilités locales dans sa prévention.
Un phénomène qui menace le Bandaman
Selon Dabah Innocent Sika, Directeur régional des Mines et de la Géologie, aucun site d’orpaillage illégal n’est actuellement recensé dans la Sous-préfecture. Toutefois, le fleuve Bandaman subit des dragages clandestins, une exploitation aurifère interdite sur les plans d’eau. « Ceux qui s’y adonnent le font de manière illégale », a-t-il déploré, avant de rappeler que le premier maillon de ce processus reste le propriétaire terrien : « Si les propriétaires terriens refusent de céder leurs terres, il n’y aura pas d’orpaillage illégal ».
Le Sous-préfet Yéo Dohogninnina a insisté sur la nécessité de distinguer exploitation légale et illégale de l’or. « Il était bon de rencontrer les parents et leur expliquer la différence, afin de promouvoir les bonnes pratiques », a-t-il affirmé.
Pour lui, la lutte contre l’orpaillage illégal est une question d’intérêt national qui commence dans les villages « chefs de communauté et leaders locaux doivent s’engager à mettre fin à ce fléau ».
Les échanges ont permis de rappeler les conséquences néfastes de l’orpaillage illégal : dégradation de l’environnement, menaces pour la santé des populations et pertes économiques. À l’issue de la rencontre, les participants ont exprimé leur volonté de promouvoir les pratiques légales et de protéger les ressources naturelles.
« Je pars satisfait de ce qu’ils se sont engagés à promouvoir les bonnes pratiques », a conclu le Sous-préfet, saluant la compréhension et l’adhésion des acteurs locaux.
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