Réuni ce 19 février 2026 à Abidjan, le Comité de Pilotage du projet “Intégration de la mobilité électrique avec les énergies renouvelables en Côte d’Ivoire” a marqué un tournant décisif. Avec l’installation effective de l’Unité de Gestion du Projet (UGP), du Comité Technique et du COPIL, tous les organes de gouvernance sont désormais opérationnels pour impulser la transition vers une mobilité durable.
Le projet « Intégration de la mobilité électrique avec les énergies renouvelables en Côte d’Ivoire» (FEM ID 11042) franchit une étape clé. Ce jeudi 19 février 2026, dans les locaux flambant neufs de l’Unité de Gestion du Projet (UGP) à Abidjan, la deuxième réunion du Comité de Pilotage (COPIL) a officiellement lancé les activités coordonnées des trois organes de mise en œuvre.
Après la nomination et l’installation du Coordonnateur principal et de son équipe, la tenue du premier COPIL le 14 février 2025 et la réunion inaugurale du Comité technique le 17 février dernier, le dispositif institutionnel est désormais pleinement en ordre de marche.
Dynamique engagée
Ouvrant la séance, le Coordonnateur principal, M. Georges BOHOUSSOU, a exprimé sa satisfaction d’accueillir les membres du COPIL dans les locaux mêmes du projet.
« Nous sommes en ordre de marche et l’équipe est prête à relever les défis de ce projet que nous souhaitons tous voir réussir », a-t-il affirmé, soulignant les avancées réalisées malgré une mise à disposition tardive des financements du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), qui avait ralenti le démarrage opérationnel.
Parmi les acquis majeurs figurent l’aménagement et l’équipement des bureaux de l’UGP ; l’installation des instances de gouvernance, dont le Comité technique ; la mise en place de partenariats stratégiques avec la Société Financière Internationale (SFI), Expertise France et le Ministère de l’Environnement ; un travail de cartographie des structures et start-up actives dans le secteur de la mobilité électrique en Côte d’Ivoire.
Projet stratégique
Prenant la parole, le président du COPIL, M. KADJO Louis Nguetta, a replacé la rencontre dans une perspective stratégique, un an après la session inaugurale de février 2025.
Pour lui, le projet répond à trois impératifs majeurs pour le pays :
- Réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
- Soutenir l’économie urbaine et rurale grâce à une mobilité efficiente ;
- Inscrire la Côte d’Ivoire dans la dynamique mondiale de transition énergétique.
Le projet repose sur quatre piliers structurants : le cadre institutionnel, l’innovation technologique, le renforcement des capacités et le suivi évaluation. L’enjeu de cette deuxième session était clair : mesurer les progrès accomplis, valider le Plan de Travail Budgétisé Annuel (PTBA) 2026 et transformer l’ambition affichée en résultats concrets.
Sites pilotes
L’approche du projet se veut pragmatique et territorialisée. Elle cible prioritairement les jeunes de moins de 35 ans et les femmes, avec des expérimentations prévues dans plusieurs zones stratégiques :
- Grand Abidjan et Jacqueville : mobilité touristique et agricole via des véhicules à deux et trois roues électriques ;
- Yamoussoukro : test de scooters électriques légers pour la mobilité urbaine ;
- Bouaké : conversion progressive de la flotte de motos-taxis vers l’électrique ;
- Barrage de Kossou : solutions logistiques propres pour les acteurs de la pêche, notamment à travers des glacières électriques ;
- Nord (Korhogo et Odienné) : transport durable des produits de rente tels que l’anacarde et la mangue.
Un point d’attention particulier a été soulevé concernant l’expérimentation à Yamoussoukro. Le Coordonnateur a tenu à clarifier qu’il ne s’agit nullement d’autoriser un transport public massif par motos là où cela est interdit, mais de tester des solutions de mobilité individuelle propre pour désengorger les centres-villes.
« Nous ne pourrons faire la promotion des véhicules électriques que dans le respect strict de la réglementation en vigueur », a rappelé le président du COPIL en clôturant les échanges.
PTBA 2026 validé
Pour l’année 2026, plusieurs actions prioritaires ont été validées :
- Cadre réglementaire : élaboration d’une politique nationale de mobilité électrique en cohérence avec la CEDEAO et contribution à la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) ;
- Démonstration : réalisation d’études d’impact environnemental, analyse des besoins en infrastructures de recharge et développement de modèles innovants de location-vente ;
- Renforcement des capacités : formation technique en collaboration avec l’INPHB et déploiement d’un plan national de communication.
La réussite du projet repose désormais sur une architecture institutionnelle clairement établie :
- Le Comité de Pilotage (COPIL), instance stratégique présidée par M. KADJO Louis Nguetta, chargé de valider les grandes orientations et d’assurer l’alignement avec la transition énergétique nationale ;
- L’Unité de Gestion du Projet (UGP), bras opérationnel dirigé par M. Georges BOHOUSSOU, responsable de l’exécution technique et financière ;
- Le Comité Technique, organe de supervision chargé de préparer les dossiers techniques et de veiller à la conformité réglementaire des solutions testées.
Avec l’installation effective de ces trois organes, le projet FEM 11042 entre dans une phase active. À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire affiche clairement son ambition : devenir un acteur de référence en matière de mobilité durable en Afrique de l’Ouest, en conciliant innovation technologique, inclusion sociale et transition énergétique.
ARS et Service communication projet
NDLR Le titre est de la rédaction