Confrontée à un manque d’ambulance depuis plusieurs décennies, à la création du centre de santé, la population de Kpatta vient d’être sauvée de cette situation calamiteuse. Le général de Corps d’Armée, Vagondo Diomandé a offert une ambulance médicalisée flambant neuve au CSU le mercredi 21 octobre 2020 après des années de galère.
<<Nous sommes à 10 kilomètres de Biankouma. Pour l’évacuation des cas graves de maladie, ce sont des motos avec l’état très critique de la route. C’est un véritable calvaire que nos mamans enduraient quand il fallait les évacuer pour donner vie à un enfant>>, fait savoir un jeune habitant de la sous-préfecture de Kpatta. GBA Saty Dominique,fille du village,nous fait l’historique de ce centre de santé. <<Dans les années 60, un expatrié français du nom de Thomas avait construit son logement. Il était là et en 1968 quand il devait rentrer en France, il a légué le bâtiment au village. Quand le besoin de construire un hôpital pour le village s’est posé, le bâtiment a été réhabilité. Et depuis ce temps, aucune ambulance n’a été envoyée ici. Pour les évacuations des cas graves vers Biankouma, nous avons eu recours aux motos, aux brouettes et même les hamacs avant. Beaucoup de personnes ont perdu la vie par ce manque d’ambulance>>, se remémore l’épouse du maire de Biankouma.
Cette situation qui était une véritable hantise pour la population est devenue un lointain souvenir depuis le mercredi 21 octobre 2020. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, le général de Corps d’Armée Vagondo Diomandé a équipé le centre de santé urbain de Kpatta d’une ambulance médicalisée, à la grande joie de la population.
“Nous sommes très heureux aujourd’hui. Le 10 octobre dernier, la mairie remettait les clés de notre hôpital qu’elle a réhabilitée. Ce jour-là le ministre Vagondo Diomandé a promis nous envoyer une ambulance. C’est chose faite. C’est un rêve que nous avons caressé depuis longtemps. Nos mamans qui lors de leurs moments d’accouchement souffraient sur la route à motos et dans les brouettes pendant les évacuations sont sauvées. Elles peuvent être référées à d’autres hôpitaux comme l’hôpital général de Biankouma et le CHR de Man. Merci au général pour ce geste salvateur”, se réjouit Zoh Yves, fils du village.
Solange Oulaï