Des experts de la santé de la sous-région ouest africaine, sont réunis à Abidjan, à la faveur de la 2e la conférence internationale de la Cedeao sur la fièvre Lassa du lundi 08 septembre 2025. Cette rencontre qui prendra fin le jeudi 11 septembre devra déboucher certainement sur des recommandations communes en vue de renforcer la résilience sanitaire.
En marge de cette rencontre de haut niveau, le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la Cedeao a organisé un panel sur le thème : ‘‘Renforcer la sécurité sanitaire dans la région Cedeao, rôle, réalisations et perspectives’’. Ces échanges visent à consolider la sécurité sanitaire.
Faciliter le dialogue avec les pays endémiques afin d’identifier les domaines où l’appui régional peut renforcer la prévention, la surveillance transfrontalière, les systèmes de laboratoire, la main-d’œuvre et l’engagement communautaire. Tel est l’objectif de ce panel qui s’est tenu en marge de la 2e conférence internationale de la Cedeao sur la fièvre Lassa, à Abidjan en République de Côte d’Ivoire.
Pour faire face à la fièvre de Lassa, les experts ont insisté sur une coopération accrue. Pr Daniel Ekra, le Directeur général de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) de Côte d’Ivoire a cependant mis en avant la nécessité de renforcer les systèmes de surveillance nationaux avant d’optimiser la collaboration régionale.
« La remontée de l’information du niveau périphérique au niveau central reste aléatoire dans plusieurs pays. Le CRSCM doit aider à combler ces lacunes afin de renforcer les systèmes nationaux de surveillance », a-t-il préconisé.
La Directrice adjointe à la prévention des maladies et à la promotion de la santé au Nigeria, Dr Tochi Okwro, a pour sa part, insisté sur l’importance d’harmoniser les protocoles et de renforcer les mécanismes de coopération transfrontalière.
« La Cedeao peut normaliser les meilleures pratiques, maintenir une base de données d’équipes d’intervention rapide et soutenir le déploiement des contre-mesures médicales entre les pays », s’est-elle convaincue.
Quant au Dr Diarrassouba Mamadou, Directeur exécutif du CRSCM de la Cedeao, il a souligné la nécessité d’une mutualisation des ressources et d’un partage plus fluide des informations entre pays. Car pour lui, aucun pays ne peut répondre seul à une épidémie. C’est pourquoi, il a appelé à renforcer la régionalisation et mutualiser les forces, y compris au niveau des laboratoires. A titre d’exemple, il a souhaité que deux pays voisins partagent leurs laboratoires de référence au lieu de multiplier les structures coûteuses.
Le Dr Diarrassouba Mamadou a enfin appelé à la validation politique des textes stratégiques régionaux, tels que le plan stratégique régional une seule santé ou encore le manuel de gouvernance du mécanisme une seule santé de la Cedeao, indispensables pour donner une assise juridique aux initiatives communes.
Bosco de Paré