« Journalisme et élection en Côte d’Ivoire : entre fabrication de l’opinion publique et perturbation du cycle électoral » est le thème de la IIIe Journée scientifique, organisée par le Centre d’Études et de Recherche en Communication (CERCOM) et le Laboratoire des Sciences de la Communication, des Arts et de la Culture (LSCAC) de l’Unité de Formation et de Recherche en Information, Communication et Arts (UFRICA) de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le mercredi 21 janvier 2026 dernier.
Le mot de bienvenue est revenu au directeur du CERCOM et président du Comité d’organisation, Dr (Maître de Conférences) BAMBA Sidiki qui a indiqué que cette 3e Journée scientifique s’inscrit dans la logique des deux journées précédentes organisées au cours de l’année académique 2024/2025. Il a ensuite, justifié le choix du thème avant de porter à la connaissance du public que 20 communications articulées autour de 4 axes, seront présentées par 24 communicants.
Pour sa part, le directeur de l’UFRICA et président du comité scientifique, Pr KAMATÉ André, a adressé ses salutations au public, qui a effectué le déplacement et les participants (communicants). Puis, il a relevé la pertinence et l’opportunité du thème : « Journalisme et élection en Côte d’Ivoire : entre fabrication de l’opinion publique et perturbation du cycle électoral », qui nous positionne entre le passé, le présent et l’avenir.
Face aux violences constatées en période électorale depuis 1990, il a invité les journalistes à faire montre de responsabilité dans leurs productions et pratiques.
Au total, 20 communications et 24 communicants ont été enregistrées, regroupant des chercheurs, enseignants-chercheurs, des professionnels de médias, des étudiants…ont été enregistrées autour de quatre (04) axes.
Ainsi, il a été enregistré à l’axe 1 : Journalisme électoral et responsabilité sociale, cinq communications, portant sur <<Rôle du journaliste en contexte électoral : informer ou influencer ?, Éthique et déontologie journalistique face aux pressions politiques et Journalisme de paix et couverture des périodes sensibles.>>
<<Axe 2 : Pratiques médiatiques et traitement discursif des élections (05 communications), Analyse des Unes et éditoriaux en période électorale, Rhétorique politique et discours journalistiques, Manipulation, désinformation et “fake news” en contexte électoral>> a permis de comprendre une autre approche du traitement médiatique des élections.
Les <<Cadres institutionnels et régulation (05 communications), avec le rôle de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), Cadre juridique de la couverture médiatique des élections et Observatoire des médias : outils et limites>> ont constitué l’axe 3.
<<Place des réseaux sociaux et du journalisme citoyen, Influence des plateformes numériques sur la couverture des élections et Intelligence artificielle, algorithmes et production de contenu politique>> ont été des travaux qui ont meublé l’axe 4.
Au total, à la fin de cette IIIe Journée scientifique, qui a porté sur « Journalisme et élection en Côte d’Ivoire : entre fabrication de l’opinion publique et perturbation du cycle électoral », toutes les communications proposées ont été présentées.
Les discussions à travers les questions, échanges, contributions et suggestions à la fin des sessions de communication, ont permis d’enrichir les débats et les travaux. De manière symbolique, des attestations de participation et de communication ont été décernées.
Cette occasion déchanges scientifiques a été aussi le lieu d un partage d’expériences avec ABOKÉ Georges, ancien directeur général de la RTI. <<Il a fait la genèse des élections en Côte d’Ivoire, de l’indépendance à nos jours, en 3 phases : de l’indépendance à 1990 : sous le parti unique : des élections sans violence ; de 1990 à 1999 : retour du multipartisme : élections relativement apaisées ; depuis 2000 : cycle des violences électorales>> lit-on dans le rapport final. Il a estimé qu’au <<regard ce qui se passe depuis 2000, les élections en Côte d’Ivoire, créent la pagaille. Il s’agit d’un bourbier chaotique : tensions, violences, morts…>> Selon Georges Wenceslas Aboké, <<les médias de par leurs positions partisanes, contribuent à jeter de l’huile sur le feu>>, recommandant pour sortir de ce bourbier, <<des élections crédibles et sincères.>>
Adams Régis SOUAGA