Le Vice-Président chargé de la Communication et du Marketing Politique du Front populaire ivoirien, tendance Affi N’Guessan, Bamba Franck Mamadou fait ici le point de la rencontre entre Affi N’Guessan et le Forum des Sages de l’Afrique de l’Ouest. Arrivés en terre ivoirienne pour une série de rencontres avec des acteurs de la scène politique et de la société civile, les anciens Chefs d’Etat de la sous-région entendent par ce mécanisme, éviter une autre crise politique majeure à la Côte d’ivoire, après celle de 2020.
Le président-candidat du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, à la tête d’une forte délégation composée de membres de la direction du parti, a eu une rencontre d’échanges ce mercredi 9 juillet 2025 au Sofitel Hôtel Ivoire de Cocody-Abidjan avec une délégation du Forum des Sages de l’Afrique de l’Ouest.
Cette délégation du Forum était conduite par Son Excellence Monsieur Boni Yayi, ancien président de la République du Bénin, S.E.M. Goodluck Jonathan, ancien président de la République fédérale du Nigeria, et S.E.M. Mohamed Ibn Chambas, ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, par ailleurs ancien président de la Commission de la CEDEAO.
Selon le chef de la délégation du Forum, le président Boni Yayi, cette rencontre visait à prendre le pouls de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire à la veille de l’élection présidentielle d’octobre 2025, et à comprendre les défis qui entourent le processus électoral en rencontrant les différents acteurs. « Le Forum est reconnu pour sa quête de la paix, de la démocratie et du dialogue », a-t-il déclaré.
Au cours de cet entretien, le président Pascal Affi N’Guessan a exprimé sa gratitude aux éminentes personnalités du Forum pour cette initiative en faveur de la stabilité et du dialogue dans l’espace ouest-africain, particulièrement en période électorale.
Il a dressé un tableau préoccupant de la situation politique nationale qui, selon lui, ne garantit pas à ce jour la tenue d’élections libres, crédibles et apaisées. Pour le président du FPI, depuis les dernières crises, la situation reste inchangée, seuls les acteurs ont adopté de nouvelles postures.
Parmi les points de blocage évoqués figurent selon le FPI, la crédibilité de la Commission électorale indépendante (CEI), dont les règles actuelles sont jugées inacceptables et nécessitent une réforme en profondeur. « En 2010, tout est parti de la CEI. Elle est au cœur de la crise de 2010-2011 », a-t-il rappelé.
Affi N’Guessan s’est fait le défenseur de leaders de l’opposition ivoirienne exclus du fichier électoral. Il a fait cas du retrait de la liste électorale de plusieurs figures politiques de premier plan, notamment les présidents Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé.
– Enfin, la question du quatrième mandat du président Alassane Ouattara, que le président Affi juge incompatible avec un climat de paix. « Pour la paix en Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara ne doit pas être candidat », a-t-il averti.
Face à ces défis, Pascal Affi N’Guessan et l’ensemble de l’opposition réitèrent leur appel à un véritable dialogue politique afin de rassurer l’opinion nationale et internationale sur la tenue d’élections démocratiques, transparentes et inclusives.
Le président du FPI a enfin formulé le vœu que le leadership des membres du Forum des Sages contribue à accompagner la Côte d’Ivoire vers des élections apaisées, crédibles et porteuses d’espoir pour tous les Ivoiriens.
ARS et Sercom FPI