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Présidentielle 2025- Jean-Louis BILLON veut mettre l’économie au service des Ivoiriens et non des privés [discours]

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Jean-Louis Billon est en course contre Alassane OUATTARA. Il a donc opté pour le quartier Konan Raphaël pour le lancement de sa campagne. A l’occasion, le candidat venu de Dabakala, chef d’entreprise entend remettre le citoyen Ivoirien au cœur de sa stratégie économique au détriment des intérêts des grands groupes privés. Ci-dessous le discours du candidat indépendant Jean-Louis Billon.

Mes chers compatriotes,
Mes chers frères et sœurs du Quartier Konan Raphaël,

C’est ici, ici même, que je choisis de lancer ma campagne présidentielle.
Pas dans un grand hôtel, pas dans un centre de conférence,
mais au cœur d’un quartier vivant, authentique, populaire — un quartier qui raconte notre histoire collective.

Konan Raphaël, c’est cinquante ans d’existence, cinquante ans de courage, de solidarité, d’énergie et de dignité.

Ce quartier, c’est un symbole.
Parce qu’il représente le vrai visage de la Côte d’Ivoire :
des routes rénovées, des projets d’infrastructures, oui…
mais aussi des ruelles oubliées, des familles oubliées,
et trop souvent, une classe moyenne abandonnée à elle-même.

Ici, la modernité côtoie la négligence.
L’espoir se heurte parfois à l’injustice.
Mais malgré tout, malgré les manques, malgré les promesses non tenues,
Konan Raphaël reste debout.

Et c’est pour cela que je suis ici.
Parce que ce quartier est le miroir de notre pays tout entier :
un pays fort, mais qui mérite mieux.
Un pays riche, mais qui doit enfin partager ses richesses.
Un pays fier, mais qui veut redevenir maître de son destin.

Je n’ai pas choisi Konan Raphaël par hasard.
Je l’ai choisi parce qu’il incarne les contrastes et les promesses de la Côte d’Ivoire.

Ici, on croise des jeunes diplômés sans emploi et des artisans pleins d’idées.
Des fonctionnaires qui se battent pour la dignité de leur travail.
Des commerçantes, des mamans, des retraités,
des familles qui tiennent debout grâce à la solidarité du quartier.

Ici, on ne baisse pas les bras.
On invente, on improvise, on s’entraide.
On se débrouille avec peu, mais on garde la foi.

Et c’est ce peuple de Konan Raphaël,
ce peuple du quotidien,
ce peuple qui ne renonce pas,
qui doit redevenir le centre du projet national.

Mes chers compatriotes,

Soyons honnêtes avec nous-mêmes.

Notre pays a avancé, oui.
Des routes, des ponts, des zones industrielles ont vu le jour.
Mais derrière les chiffres, la réalité du peuple est restée la même.

Les prix montent.
Les salaires stagnent.
Les jeunes cherchent du travail sans en trouver.
Les femmes portent la vie du foyer sur leurs épaules, sans soutien réel.
Et la classe moyenne s’épuise, étranglée entre impôts et loyers.

Pendant que certains s’enrichissent sans limite,
d’autres comptent chaque franc pour finir le mois.

Je vous le dis avec franchise :

Ce pays mérite une économie au service de ses citoyens, pas au service d’intérêts privés.
Ce pays mérite un État qui protège, pas un État qui observe.
Ce pays mérite un avenir, pas des promesses recyclées.

Mon engagement repose sur trois piliers :
La réconciliation. La prospérité. Et la souveraineté.

La réconciliation, d’abord.

Parce qu’aucun développement n’est durable dans la division.
La Côte d’Ivoire doit tourner la page des rancunes,
des haines qui nous freinent,
et retrouver la force de se parler, de se respecter, de s’écouter.

La prospérité, ensuite.

Parce qu’une économie forte n’a de sens que si elle profite à tous les Ivoiriens.
Nos PME doivent avoir accès aux marchés publics.
Nos jeunes doivent pouvoir créer et entreprendre ici, sans fuir ailleurs.
Nos agriculteurs doivent être payés au juste prix.
Et nos fonctionnaires doivent vivre dignement de leur travail.

Enfin, la souveraineté.

Parce que notre avenir doit se décider ici, pas ailleurs.
Nous voulons une Côte d’Ivoire qui produit, transforme et consomme ivoirien.
Une Côte d’Ivoire qui maîtrise son destin économique.
Une Côte d’Ivoire qui dit fièrement :

« Nos richesses doivent enrichir notre peuple. »

Je veux parler ce soir à ceux qu’on n’écoute plus.
Aux familles des quartiers populaires.
Aux enseignants, aux soignants, aux fonctionnaires qui se lèvent tôt chaque jour.
Aux commerçantes, aux artisans, aux chauffeurs, aux agents municipaux.

Vous portez la Côte d’Ivoire sur vos épaules.
Vous êtes les piliers invisibles de la République.

Mais que vous a donné la République en retour ?
Des promesses. Des discours. Des oublis.

Je vous le promets :
votre dignité redeviendra une priorité nationale.

Nous améliorerons les salaires de la fonction publique,
nous réformerons le logement urbain pour offrir des toits décents et abordables,
et nous ferons de chaque quartier — comme Konan Raphaël —
un laboratoire du progrès urbain :
routes sûres, éclairage public, espaces verts, sécurité, santé, éducation.

Parce que le développement, ce n’est pas un chiffre.
C’est un visage. C’est une famille. C’est un quartier.

À la jeunesse ivoirienne, je veux dire ceci :

L’exil et le chômage ne sont pas des fatalités.
Ici, chez nous, chaque talent trouvera sa place au soleil.

Nous formerons, nous accompagnerons, nous financerons vos projets.
De vos rêves d’aujourd’hui, nous ferons les entreprises de demain.

Et aux femmes de Côte d’Ivoire, je veux rendre hommage.
Vous êtes les bâtisseuses silencieuses de la nation.
Sans vous, il n’y a ni économie, ni famille, ni avenir.

Quand une femme se lève, c’est une nation qui s’élève.

C’est pourquoi nous ferons de vos marchés, de vos activités,
de vos projets, le cœur battant de notre prospérité.

Mais tout cela ne sera possible qu’avec une gouvernance juste et transparente.
Fini les passe-droits, fini les marchés réservés, fini les privilèges d’une minorité.

Gouverner, ce n’est pas se servir, c’est servir.

Je m’engage à bâtir un État exemplaire,
où la loi sera la même pour tous — du citoyen au président.
Où la corruption ne sera pas tolérée.
Où les comptes publics seront clairs, ouverts, contrôlés.

Car sans justice, il n’y a pas de cohésion.
Et sans transparence, il n’y a pas de confiance.

Mes chers compatriotes,
nous avons tout pour réussir :
la jeunesse, le talent, les ressources, l’énergie.

Ce qui nous manque, ce n’est pas la capacité,
c’est la volonté politique de mettre le citoyen au cœur du modèle.

C’est cette volonté que je porte devant vous.

Ensemble, nous pouvons bâtir une Côte d’Ivoire réconciliée, souveraine et prospère.
Une Côte d’Ivoire qui avance sans laisser personne de côté.
Une Côte d’Ivoire où chaque quartier compte,
chaque village compte,
chaque Ivoirien compte.

Et c’est ici, à Konan Raphaël,
dans ce quartier du courage et de la mémoire,
que le changement commence. Osons Le changement, Osons une Nouvelle Génération.

Parce que c’est ici que bat le cœur du pays.
Parce que c’est ici que vit la vraie Côte d’Ivoire.
Et parce que c’est ici, ensemble,
que nous allons écrire la suite de notre histoire.

 

NDLR Le titre est de la rédaction