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Présidentielle 2025- Jean Louis Billon attaque Tidjane Thiam, Cowppli Boni et maintient sa candidature

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Le député de Dabakala, candidat déclaré à la prochaine présidentielle ivoirienne, Jean-Louis Billon a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a une fois de plus, contesté la légitimité de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA. »

« Thiam a été élu président du parti avec la complicité tacite du président congrès » a-t-il soutenu, estimant que « Le 8e congrès du PDCI s’est tenu dans des conditions controversées. « Ma déclaration de candidature a Dabakala a déclenché une hostilité à mon égard » a soutenu Jean-Louis Billon qui a lancé un appel aux thiamistes à tenir compte de l’intérêt du PDCI. Il a surtout réitéré à qui voudrait l’entendre demeurer « militant du PDCI-RDA. » Et de faire savoir haut et fort être « candidat à la présidentielle 2025 pour le PDCI-RDA. » Dénonçant feu Pr Cowpply Boni, « les anciens à qui on a confié la gestion de l’intérim ont fauté, alors qu’ils étaient supposés être sages. » Jean-Louis Billon, estime n’avoir « pas besoin d’être candidat indépendant » car il est « PDCI » et invite les instances et militants « à un débat démocratique » avant d’assurer bénéficier du soutien d’une « myriade de mouvements. »

Abdication

Devant la presse, le député de Dabakala a insisté sur le fait que « Le PDCI ne peut se permettre de rater 2025. » « Ce serait une abdication totale » a-t-il révélé. Jean Louis Billon a indiqué avoir porté la voix du PDCI-RDA à tous les postes électifs occupés dans sa circonscription, avant de qu’« Aujourd’hui, je veux passer à une autre étape. » Son projet de société : « pour la Côte d’Ivoire, réformer l’Etat, redonner à notre pays un rôle moteur. »
Jean-Louis Billon veut rassurer ceux qui au sein du PDCI-RDA, lui contestent une certaine capacité à fédérer autour de lui. « J’irai au combat, même en dehors des structures traditionnelles du parti » a-t-il clamé ce lundi 26 mai 2025. Et d’annoncer « une grande tournée à travers la Côte d’ivoire. » Il a dit tendre la main, sûrement à Tidjane Thiam et à ses partisans afin que personne ne soit exclue.

Réalisme

Le conférencier a reconnu que « Relativement à la révision de la liste électorale, il ne faut pas s’attendre à une révision. Le pouvoir ne va pas nous faire la passe pour réviser la liste électorale. Ça ne se fera pas. Il y a eu une révision l’année dernière et nous-mêmes, au PDCI, nous n’avons rien fait. Mais, il faut participer aux élections » a-t-il recommandé à l’opposition dans son ensemble. Pour lui, « Si on veut changer le pouvoir, il faut que ce soit de façon démocratique. Peut-être que des arrangements politiques permettront d’inscrire certaines personnes que la liste électorale. »
Abordant la question de la « double nationalité », il a éclairé la lanterne et lever les équivoques au sujet de l’interprétation de l’article 48 qui, a-t-il précisé « interdit la double nationalité dès lors que vous choisissez une autre nationalité. » Poursuivant, il a soutenu que « si ne choisissez pas, vous n’êtes pas concerné. C’est là toute la nuance. »

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Selon Jean-Louis Billon, « Celui qui veut être président de la République doit respecter la loi, puisqu’il est appelé à en être le garant demain. » Evoquant un supposé deal avec Valérie Yapo, militante du vieux parti qui conteste la légitimité de Tidjane Thiam à la présidence du PDCI-RDA, Jean-Louis Billon s’est défendu de tout acte malicieux. « En ce qui me concerne, je ne me suis jamais caché, moi, au moins, je parle. Mais il y a des dangereux qui sont là… Pour Macron qui m’attaquait tous les jours, c’est moi-même qui suis allé porter plainte. Je ne me cache pas » a-t-il assuré.
Le patron du groupe SIFCA dit prôner « l’Ivoirien d’abord, la préférence nationale, faire en sorte que l’économie appartienne aux Ivoiriens » car selon lui, « trop de chiffres partent à l’extérieur. » Il estime que « la Côte d’ivoire doit assumer sa souveraineté entière. C’est une vision différente des acteurs purement politiques parce qu’elle vient d’un acteur économique. » Annonçant un changement de paradigme dans le choix des hommes en charge de la gouvernance publique, le chef d’entreprise estime qu’il y a beaucoup trop d’institutions en Côte d’ivoire, préconisant « une gouvernance stricte » pour une remise en cause de « la part belle aux politiques. »

Adam’s Régis SOUAGA