Jean-Louis Billon, candidat du Code au scrutin présidentiel de ce samedi 25 octobre achève sa campagne électorale à Bouaké cet après-midi, à l’ancien stade. Après Korhogo, le chef d’entreprise, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire qui a contribué à la réduction des barrages routiers sur les routes ivoiriennes en mai 2008, par ses prises de position sur l’impact négatif du racket policier sur l’économie, va donc s’adresser à la Côte d’Ivoire à partir de Bouaké. Un symbole.
Appréciant sans faux fuyant les progrès réalisés par le pouvoir en place, Jean-Louis Billon a fait savoir à Korhogo que “les routes sont là — mais il faut maintenant qu’elles mènent vers des emplois.” A Bouaké, il tiendra plus ou moins le même discours au regard des similitudes entre les deux capitales régionales phares de l’ex-zone rebelle, sous contrôle des ex-Forces Nouvelles de Guillaume Soro. Ainsi, il dira “L’université est là — mais il faut qu’elle forme pour les métiers d’avenir.”
Le sportif, grand soutien de l’Asec Mimosas avec Comafrique, fera savoir que “le stade est là — mais il faut que l’énergie, l’organisation et la solidarité qui nous ont fait vibrer pendant la CAN continuent d’animer notre action collective.”
“C’est cette ambition que je viens partager avec vous : faire de Korhogo, de la région du Poro et du Grand Nord, non seulement une belle vitrine, mais une véritable locomotive du développement” a-t-il soutenu à Korhogo. Ce propos, il le tiendra à Bouaké, dont l’industrie cotonnière a cessé de fonctionné après le décès du président Félix Houphouët-Boigny.
Jean-Louis Billon parlera d’immobilier car sa famille, visionnaire avait déjà songé à loger les Ivoiriens, cadres moyens dans des conditions décentes en construisant la cité des 18 logements, à Nimbo. Le candidat de Code va décliner sa vision pour Bouaké, capitale symbole de la décennie de crise militaro-politique qui a secoué la Côte d’Ivoire.
Trait d’union véritable, le Djimini Blanc, voudrait être une passerelle entre tous les Ivoiriens. Même s’il a devant lui son oncle Alassane Ouattara qu’il voit comme le plan A, Jean-Louis Billon, soutient être le plan B pour la Côte d’Ivoire. Les Bouakéens l’attendent pour apprécier son programme en profondeur et bien clôturer cette campagne présidentielle émaillée d’incidents à l’appel du Front Commun qui rejette la candidature du président sortant Alassane Ouattara. Douze jeunes de Gohitafla, à l’instar de plusieurs autres à Abidjan, ont écopé de 3 ans de prison ferme ce matin à Bouaflé. Ils ont été interpellés suite aux manifestations à Gohitafla. Trois parmi eux ont été relaxés pour délit non constitués.
Adam’s Régis SOUAGA