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Côte d'Ivoire

Organisme électoral en Côte d’Ivoire : Le Ppa-ci pose ses conditions pour un consensus national

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Alors que le débat sur la mise en place d’un nouvel organe électoral agite la scène politique ivoirienne, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo a tenu à clarifier sa position à travers un communiqué officiel clair publié ce mardi 7 octobre 2026 à Abidjan. Signé par son président exécutif, Léon Emmanuel Monnet, le texte salue les prémices d’un dialogue tout en posant des lignes rouges strictes en matière d’inclusivité et de transparence.

Par Bosco de Paré

Tout est parti de la demande formulée par le gouvernement invitant les forces politiques à soumettre leurs propositions pour concevoir la future structure chargée d’organiser les scrutins. Répondant à l’appel, le PPA-CI a planché sur son propre projet avant d’engager des discussions approfondies avec des formations sœurs de l’opposition, à savoir le CAP-CI, le HCE et l’ADCI. Si un document de synthèse regroupant ces différentes contributions a bien été déposé au ministère de l’Intérieur le lundi 5 octobre par ces entités, le PPA-CI brille par son absence au bas de ce texte. En cause : le processus de validation en interne n’avait pas encore reçu l’onction des instances compétentes et de la direction du parti. Une absence de signature qui marque la volonté de la formation de garder la maîtrise entière de ses engagements.

Loin de tourner le dos à cette avancée, le parti de Laurent Gbagbo se félicite du climat observé et entend élargir la focale. Le PPA-CI a ainsi décidé d’étendre ses consultations à l’ensemble des forces vives de l’opposition et de la société civile : partis et associations ayant souscrit à l’« appel de Bonoua », ou ayant rallié les mouvements « Trop c’est trop » et « Front commun ».

L’objectif affiché est de bâtir un front uni pour exiger un processus électoral irréprochable, démocratique, inclusif et transparent, seule issue crédible pour extirper définitivement la Côte d’Ivoire des crises post-électorales cycliques. Sur le fond, le PPA-CI rappelle un truisme institutionnel souvent malmené : de la défunte Commission nationale électorale (CNE) à la Commission électorale indépendante (CEI), chaque naissance d’un arbitre des urnes a toujours été précédée de négociations politiques globales et responsables.

Pour le parti, l’architecture du futur organe, imaginée à la suite de la dissolution de la CEI, ne saurait s’exonérer de cette exigence fondamentale dictée par « notre histoire récente et l’intérêt supérieur de la nation ». Le PPA-CI conclut en exhortant l’exécutif à ouvrir un véritable dialogue politique inclusif. C’est à cette seule condition que pourra émerger un organe électoral véritablement consensuel, taillé pour garantir la paix et la stabilité durable du pays.