L’ONG Loucha, qui lutte contre l’excision et toutes autres formes de mutilations génitales, a organisée ce samedi 15 mars 2025, la première édition de son festival dénommé “FESTIVAL WLANH” au centre culturel de Logoualé dans la région du Tonkpi.
Le WLANH qui a l’origine est une fête de réjouissance en pays Dan, a au fil des années été associée aux festivités de fin de cérémonies de chaque sortie des filles excisées. L’ONG Loucha pour mieux sensibiliser contre cette pratique de l’excision, a décidé de ramener le WLANH sous sa forme originelle, sans passer par l’excision, mais tout en gardant le coté éducatif et festif du WLANH.
A cet effet, 100 jeunes filles dont l’âge varie entre 14 et 21 ans ont été formées aux préventions sexuelles.
Au cours de ce festival dédié à la promotion de la culture, de la solidarité et du développement communautaire, agrémenté par des danses, des concours de beauté et des messages de sensibilisation, des diplômes de fin de formation ont été décernés aux Loucha et à certaines ONG partenaires à cette première édition.
La présidente de l’ONG Loucha, Odile Parel a tenu à dire toute sa satisfaction quant à la réussite de cette première édition. << Je suis vraiment heureuse et satisfaite de cette première édition du festival WLANH, mon équipe et moi allons nous évertuer à imposer ce festival dans toute la région pour que l’excision soit un pratique à bannir de nos mœurs. Depuis la création de Loucha en 2009 jusqu’à présent, la taux de la pratique de l’excision a beaucoup baissé dans la région. Les personnes se cachent pour le faire maintenant. Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire >>, a-t-elle déclaré.
Le festival qui a été présidé par le sous-préfet de Logoualé, Ani Désiré a vu la présence des chefs traditionnels, de nombreuses ONG et bénéficié de l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant et des autorités de la ville.
Correspondance particulière de Leyla KONE dans la région de l’Ouest