Jean Bonin Kouadio, dans une contribution sur sa page facebook, fait un état des lieux des ralliements politiques au parti au pouvoir dont le dernier en date est le retour de Mabri Toikeusse au RHDP avec son parti politique, l’UDPCI. Bref rappel historique pour diluer les avis des donneurs de leçons. Ci-dessous sa contribution au débat.
“Le tourment mémoriel qui caractérise certains de nos compatriotes, à l’indignation sélective lorsqu’ils s’agit de faits politiques, est tout simplement affligeant.
Lorsque Gbagbo était au pouvoir, il avait débauché un grand nombre de militants du PDCI, lesquels avaient purement et simplement renié leur parti politique.
– son Directeur de cabinet, N’zi Paul David, (PDCI)
– son Dircab adjoint, Issa Malick Coulibaly,(PDCI)
– le SG de la présidence, A. Kouassi Blé (PDCI)
– le DIrecteur financier, Jacques Anouma (PDCI)
– le Pdt du CES, Laurent Dona Fologo, (PDCI)
– le Gouverneur du district de Yakro, N’dri A. (PDCI)
– au Conseil constitutionnel, T. Ahoua N’guetta (PDCI)
– la ministre Lagou Henriette (PDCI)
– le ministre Niamien Yao (PDCI)
– Kouassi Ferdinand dit Watchard Kedjebo (PDCI)…
Tous avaient lâché le PDCI pour apporter leur soutien politique à Gbagbo, candidat à la présidence de la république contre le candidat de leur propre parti politique.
Le groupement politique qui aux côtés du FPI soutenait sa candidature, La Majorité Présidentielle (LMP), était majoritairement composé de partis et de personnalités politiques proches du PDCI ou du RDR. C’était le cas notamment de Danielle Boni Claverie, Ben Soumahoro (RDR), Palé Dimaté (PDCI), Jean Jacques Bechio (PDCI), Bro Grégbé (société civile ?), Ouattara Gnonzié (RPP), des notoirement nomades politiques Stéphane Kipré et Al Moustapha.
À cette époque, ceux qui, amnésiques, s’indignent aujourd’hui de ce que certains opposants rallient ou s’allient au camp présidentiel sont curieusement ceux-là mêmes qui applaudissaient la capacité de Gbagbo à rassembler autour de sa personne un grand nombre d’ex adversaires politiques. Quelle incongruité !
Pourquoi ces ralliements dits « patriotiques » ou « républicains » qui étaient applaudis hier, et célébrés comme une grande victoire politique, ne le seraient-ils pas aujourd’hui et devraient-ils être qualifiés « d’alimentaires » ? Question !
Il importe que les neo frustrés à géométrie variable s’imposent à eux-mêmes un devoir mémoriel qui leur rappellera éloquemment leur vraie nature : l’incohérence et l’inconstance.”
Source: page facebook Jean Bonin
NDLR: Le titre est de la rédaction