Suivez nous sur:

Actualité

Liberté de la presse, “L’information comme bien public est celle soucieuse du bien commun de notre communauté humaine” Amadou Coulibaly

Publié

le

Le ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly a appelé les journalistes à plus de responsabilités dans le traitement de l’information.

Diffuser de l’information, vous le savez certainement mieux que moi, c’est s’assurer que ce bien public qui est mis à la disposition de la communauté nous fera du bien, à nous tous. Or, de nombreuses informations diffusées nous font beaucoup de mal, et mettent parfois la cohésion sociale à mal. L’information comme bien public est celle soucieuse du bien commun de notre communauté humaine régie par des règles et régentée par des lois. C’est l’information qui contribue au renforcement du lien social. Plus que jamais, l’information, celle vérifiée, consolidée, confrontée aux sources diverses ; celle, factuelle, qui se nourrit de faits, est un bien public qu’il vous faut partager afin d’aider le consommateur de contenus médiatiques à se faire sa propre opinion. Comme tout produit, l’information doit donc répondre à des exigences de qualité et de fiabilité qui lui assurent une existence pérenne”, une partie de son discours lu lors de la 28ème journée mondiale de la liberté de la presse ce lundi 3 mai 2021.

Plusieurs journalistes et acteurs du monde des médias étaient présents à cette cérémonie. “Je défends l’information comme bien public”, tel était le thème de cette journée marquée par le lancement de la lutte contre les fakenews.

“Les journalistes doivent être les premiers défenseurs de ces normes de qualité, c’est-à-dire le respect des règles d’éthique et de déontologie qui octroient le sceau de fiabilité à leur métier.  Notre pays, engagé dans la défense d’un journalisme de qualité, avec des acteurs sécurisés par des cadres juridiques, poursuit ses avancées dans la valorisation d’un journalisme professionnel. Avec des journalistes protégés par la loi et des entreprises de presse soutenues par l’Etat afin de garantir la liberté, pierre angulaire d’un métier essentiel pour notre société. Nous déplorerons et nous nous indignons comme vous toutes les atteintes à la liberté de certains journalistes dans l’exercice de leur métier. C’est pour cela qu’il nous faut savoir rendre hommage à celles et à ceux qui ont choisi de se mettre au service de leurs communautés. Si l’information a toujours été capitale pour nos sociétés, elle est plus que jamais vitale aujourd’hui. Elle est l’essence même de nos existences dans un contexte de pandémie, liée à la maladie à Corona virus. Notre monde se retrouve confronté à des dangers tous aussi destructeurs que le virus, il nous faut les combattre si nous voulons préserver nos libertés : celle d’informer et celle d’être informé”, a souligné le ministre de la Communication.

Il a par ailleurs indiqué que “le Gouvernement, sur instruction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, reste toujours décidé à faire bouger les lignes, à vous soutenir. La politique d’aide aux médias et à la presse s’exprime bien par l’augmentation régulière de la dotation annuelle du Fonds de Soutien et de la Développement de la presse (FSDP). Nous projetons d’élargir les attributions du FSDP afin qu’elles prennent en compte les médias audiovisuels et numériques. Mes prédécesseurs en avaient pris l’initiative, je compte faire aboutir ce projet. L’aide de l’Etat dans la mise en place de la Mutuelle sociale des journalistes est bien une autre preuve que le Gouvernement a à cœur le bien-être des journalistes et des professionnels de la communication. La question de la distribution de la presse fera l’objet d’une réflexion approfondie afin d’apporter une réponse plus adaptée, plus efficace. Mais la presse, ce sont des organes de presse, mais aussi et surtout des entreprises de presse qui doivent pouvoir respecter les règles de leur propre survie”

“Le soutien de l’Etat à la presse ne peut remplacer les stratégies de développement des entreprises de presse qui doivent être mises en œuvre par leurs créateurs, fondateurs et gestionnaires. Dans votre environnement plus que d’autres, les règles de bonne gouvernance doivent être respectées”, a-t-il relevé.

Sandra Kohet