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Foire de l’économie Canada Afrique: “La Feca est un outil de développement économique et social, elle est prête”, Yaba Hische André, promoteur

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La Foire de l’économie Canada Afrique (Feca) se tiendra les 7 et 8 septembre 2023 à Montréal-Canada, autour du thème : ‘’les états généraux de l’entrepreneuriat au 21ème siècle en Afrique.’’ Yaba Hische André, promoteur de la Feca, par ailleurs consultant senior en développement international, et des affaires, partage sa vision à travers cette interview.

Qu’est ce qui a suscité l’envie chez vous de créer cette Foire ?

C’est une question profonde, ça vient d’un engagement humain d’abord, parce que le jeune homme que vous voyez, vient d’un pays qui a eu la guerre. Moi je viens du Congo Brazzaville et du Gabon, il y a eu la guerre au Congo. L’important c’est que les choses sont rentrées dans l’ordre, le président Sassou N’guesso, c’est celui qui nous parraine aujourd’hui dans ce projet. Parce que nous allons travailler pour unifier le pays, pour mettre les intérêts de la nation devant, et non les intérêts des familles et des personnes. Accompagner la politique de gouvernement localement, conseiller les gouvernements et conseiller les personnes qui peuvent tendre vers l’ouverture d’acquisition d’une expertise. Parce qu’en Afrique il n’y a pas d’expertise, c’est ça le problème. Il y en a beaucoup qui se constituent en expert pourtant ce sont des aventuriers. C’est ce que nous refusons. Ils traînent avec des costumes mais dans la tête c’est vide. Pour ça il faut mettre en place des actions très rapidement pour répondre aux problèmes de chômage. Parce que nous avons plus de 80% de chômage dans le pays, ce n’est pas normal. Et si on ne répond pas rapidement à ce problème, les guerres ne s’arrêteront pas en Afrique. Voilà pourquoi nous avons été inspirés par l’expérience que nous avons vécue, nous sommes allés pendant 8 ans d’exil au Benin, et nous avons dit plus jamais ça.

Les enjeux de la foire économique Canada-Afrique ?

Les enjeux, c’est déjà de sensibiliser sur le cadre entrepreneurial dans nos pays. Il n’y a pas d’expert en entrepreneuriat dans tous nos 14 pays d’Afrique francophone. J’ai été reconnu comme expert au Canada depuis 2017 par le gouvernement Canadien. Pour décréter que tu as une expertise en entreprenariat, il faut avoir créé un produit que les africains consomment. Il faut qu’on arrête l’amateurisme, nous sommes au 21e siècle si nous ne comprenons pas ce que c’est que l’entrepreneuriat allons y a l’école de l’entrepreneuriat. Et là-bas il y a des règles, c’est ce que nous venons dire sur la scène internationale. Nous n’avons pas d’entrepreneurs en Afrique francophone. Et nous l’avons dit au gouvernement du Canada ils ont dit, c’est vrai ! Le Canada qui fait du G7 approuve que nos analyses sont vraies. Aujourd’hui nous avons décidé de nous mettre à jour, donc nous avons décidé que les enjeux sont pour créer le cadre entrepreneurial qui nous ressemble nous les africains. L’expertise en l’africain est propre à chaque culture, il n’y a pas une expertise qui est au-dessus d’une autre. Par contre on peut aller apprendre comment font les autres. C’est ce qu’on appelle la technologie, l’africain est un outil de développement psychologique relié au renforcement des capacités et la formation des emplois.
Et il faut organiser très rapidement le cadre entrepreneurial des métiers de première ligne, parce que si nous apprenons à des maçons, des menuisiers d’être des entrepreneurs ils vont créer des entreprises. Et ces entreprises vont créer des emplois qui vont régler les problèmes des pays. Voilà la solution que nous apportons, c’est clair et concret. Nous allons créer des centres de valorisation de ces métiers. Donc les CVML, les centres de valorisation des métiers locaux. Qui veut aller là-bas doit avoir 5 ans de formation ou de formation pratique de quoi que ce soit comme formation de l’état. Aujourd’hui on veut créer une transcription psychique qui est déjà encrée dans l’ADN et les forcer à s’ouvrir à l’entrepreneuriat. Les enjeux sont nombreux, cela nécessite la prise de conscience de nos leaders. La Feca est un outil de développement économique et social, il est prêt.

Le thème : ‘’les états généraux de l’entrepreneuriat au 21ème siècle en Afrique’’, pourquoi ?

L’heure est grave parce que nous avons plus de 300 millions de chômeurs sur les 14 pays d’Afrique francophone. Et on parle des chômeurs entre 18 ans et 40 ans pour la majorité. Des gens qui se lèvent le matin qui ne savent pas ce qu’ils vont faire de leur journée. Donc les états généraux de l’entrepreneuriat viennent mettre en garde les pays. Pour dire que nous devons très rapidement nous organiser, mettre en place des consortiums, unifier la diaspora qui n’est pas encore créée. Et cette diaspora va emmener la technologie qui nous ressemble. Il faut qu’on arrête de rêver l’utopie, on est dans un monde où l’autre veut toujours avoir plus. Mais créons des conditions de tels sortes que l’autre soit amené à négocier avec nous.

Le Canada est un allié de l’Afrique. Il faut des leaders comme les Présidents Alassane Ouattara et Sassou pour accompagner le processus. Alassane Ouattara est le président le plus intelligent que je n’ai jamais connu dans ma vie. Les ivoiriens ne connaîtront plus un président comme Alassane Ouattara. Valorisons nos leaders, tu ne verras jamais un blanc fustiger son leader. Si on n’accepte pas leurs façons de travailler, proposons des solutions.

Combien de participants sont-ils attendus ?

Nous visons l’excellence et la qualité, pas le groupe et le nombre. On n’a pas besoin de 100.000 personnes pour implanter une vision, ça prend des gens engagés. C’est tout ! On fait pas ça pour de l’argent mais parce qu’on veut changer les choses. Et pour changer les choses ça se fait parfois dans la brutalité. Il faut mondialiser la mentalité africaine, il faut choquer.

Quel est votre appel à l’endroit des jeunes africains ?

L’appel que je lance à la jeunesse africaine, c’est d’abord de comprendre ce qu’est la jeunesse la plus épanouie de la planète terre. C’est la jeunesse de Soundjata Keita, c’est la jeunesse de Samory Touré, c’est la jeunesse d’Houphouët Boigny, la jeunesse de Kwamé N’kruma. C’est la jeunesse de ces grands qui sont venus visiter nos terres ici. Donc leurs visions sommeille dans les veines de la jeunesse africaine, nous devons travailler pour que nous puissions croire entre nous. Il faut qu’on arrête de penser qu’il y a que l’autre qui peut nous aider. On peut aussi s’entraider entre nous. Soyez indulgent et tolérant afin que nous puissions nous comprendre.

Interview réalisée par Mam Ouattara