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Droits humains- La Ligue ivoirienne des droits des femmes apporte son soutien à Sylvia APATA après les menaces reçues (Communiqué)

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En février 2023, l’ONG CPDEFM publie une enquête sur le harcèlement sexuel en milieu universitaire : Cas de l’UFHB. Cette enquête menée sous la direction technique de Sylvia Apata a révélé que 80% des femmes et jeunes filles en milieu universitaire sont exposées au harcèlement sexuel contre 10% d’hommes. L’enquête par ailleurs établi que les principaux perpétrateurs sont les membres de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) à 40%, et les enseignants à 30%.
Malheureusement, dû au manque de mécanismes de prise en charge au sein de l’université, l’enquête révèle que seulement 20% des victimes de violences à caractères sexuels osent en parler à leurs proches et à leur famille.
Cette enquête dénote une situation alarmante sur nos campus. Le souhait est que les recommandations adressées par l’ONG CPDEFM au Gouvernement Ivoirien, aux différents Ministères de Tutelles, et aux partenaires techniques et financiers puissent servir de catalyseur pour l’amélioration des conditions de vie des élèves et des étudiants et l’éradications de ces violences dans le milieu universitaire.
Malheureusement, pour l’instant, le seul résultat de l’enquête a été de faire de Sylvia Apata la cible de menaces et d’attaques. Le dimanche 19 mars 2023, elle reçoit un appel d’une personne disant être la secrétaire du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique visant à l’intimider, lui prêtant l’intention de discréditer ledit Ministère au travers de l’étude. Le vendredi 26 mars, se rendant à une activité organisée par l’ONG CPDEFM, Sylvia Apata s’est vue accostée par un groupe de militants de la FESCI, l’empêchant ainsi de sortir de son véhicule. Avertie par ses collaboratrices sur le terrain, elle s’est vue dans l’obligation de quitter rapidement le campus afin de préserver sa sécurité. Elle est aussi victime d’injures sur les réseaux sociaux.
La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes est choquée et désolée de cette situation. Il est inadmissible que pour avoir exposer les réalités des élèves et étudiants dans le milieu universitaire, Sylvia Apata se retrouve elle-même victime de harcèlement. Sylvia Apata est une activiste féministe qui donne de sa personne pour défendre les droits humains. Elle ne devrait pas se sentir menacée aujourd’hui pour avoir voulu lutter contre les violences à caractères sexuelles en milieu universitaire. Elle ne devrait pas être effrayée pour avoir voulu contribuer à créer un climat sain et sécuritaire pour les élèves et les étudiants en Côte d’Ivoire.
La Ligue Ivoirienne Des Droits Des Femmes tient par ailleurs à rappeler que Sylvia Apata par son engagement est protégée par la Loi n° 2014-388 portant de promotion et protection des défenseurs des droits de l’Homme :
Art 3 – Les défenseurs des droits de l’Homme exercent librement leurs activités de promotion, de défense et de protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales sur toute l’étendue du territoire national.
A ce titre, ils ont le droit :
– de publier, de communiquer et de diffuser librement leurs idées et informations sur les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ;
Art. 9. – Toute femme défenseur des droits de l’Homme bénéficie d’une protection contre toute sorte de menace, de violence ou toute forme de discrimination liée à son statut de femme défenseur des droits de l’Homme, conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs à la protection de la femme.
La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes est de tout cœur avec Sylvia Apata et lui apporte son soutien dans cette période difficile.
La peur doit changer de camp !
Source: Page Facebook La Ligue