La paroisse Notre Dame de la Garde de N’zuéssy de Yamoussoukro, a accueilli, le mercredi 18 février 2026, une foule de fidèles, venus marquer l’entrée en carême par la célébration des cendres.
Dans son homélie, le père célébrant, Paul Kouman a rappelé que le carême est avant tout un « temps de combat spirituel, un chemin de purification et de réconciliation ».
« L’entraînement au combat spirituel, c’est un temps de combat. Nos adversaires ne sont pas des êtres de chair et de sang, mais des réalités qui nous éloignent de Dieu », a-t-il expliqué, invitant chacun à identifier dans sa vie personnelle ce qui constitue un obstacle à la foi, qui l’éloigne de Dieu
Le prêtre a insisté sur la nécessité de fixer un objectif clair pour ce temps liturgique : se rapprocher de Dieu et des autres. Les moyens pour y parvenir, à savoir la prière, le jeûne et la charité ne sont pas une fin en soi, mais des instruments pour atteindre ce but. « Le jeûne qui ne change pas notre regard sur l’autre est inutile. La prière qui ne nous rapproche pas de Dieu est vide. Le partage qui ne construit pas l’unité est stérile », a-t-il martelé.
Avec des exemples concrets, le père Kouman a exhorté les fidèles à dépasser la paresse, la rancune, la nervosité ou encore l’égoïsme, pour faire du Carême un véritable temps de transformation intérieure. Il a rappelé que la réconciliation est au cœur de cette démarche, justifiant que la vie chrétienne n’est pas pour les faibles.
« Pendant le carême, il faut perdre quelque chose de mauvais et gagner quelque chose de bon », a-t-il dit, invitant les fidèles à sortir de cette période, renouvelés dans la prière, le jeûne et la charité.
Les fidèles ont été marqués par les cendres, signe visible d’un engagement intérieur.
Avec sercom