À la faveur de la présentation du budget de son ministère devant les Sénateurs, le mardi 09 décembre, Ténè Birahima Ouattara, Ministre de la défense, s’est prononcé sur la situation des réfugiés Burkinabè et Maliens dans le nord de la Côte d’Ivoire, qui pourraient constituer une véritable menace terroriste pour les Ivoiriens.
Deux mille Maliens (un peu moins s’en faut) et quatre-vingts Burkinabè ont trouvé refuge dans le nord de la Côte d’Ivoire depuis plusieurs années. Lors de la session budgétaire au Sénat à Yamoussoukro, la question des réfugiés a été soulevée avec des préoccupations quant aux risques que ces populations pourraient représenter, en raison d’une éventuelle présence de terroristes parmi ces communautés.
Lors de sa récente présentation de son budget, Téné Birahima Ouattara, Ministre d’État, Ministre de la défense a répondu à ces inquiétudes en apportant des éclairages sur la gestion de ces réfugiés. Selon lui, le gouvernement a mis en place une organisation qui permet « d’éviter ce type de situation », a-t-il déclaré, évoquant l’importance de l’identification biométrique des réfugiés à leur arrivée en Côte d’Ivoire.
À en croire le Ministre en charge de la défense, les réfugiés maliens sont dans des familles d’accueil en ce moment, faute de camps dédiés; estimant que 1.700 Maliens sont repartis dans les régions du Denguélé et de la Bagoué, toujours dans le nord du pays.
Téné Birahima Ouattara a également évoqué les efforts en cours pour créer rapidement un camp afin de regrouper ces réfugiés et prévenir toute surprise désagréable. Il a noté que la majorité des réfugiés sont des personnes âgées, des femmes et des enfants, avec peu de jeunes parmi eux. « Nous cherchons à comprendre pourquoi ce groupe spécifique se réfugie en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.
À Bouna et à Ouangolo, où se trouvent environ 80.000 réfugiés burkinabè, la situation est similaire, avec une prédominance de personnes âgées, de femmes et d’enfants. Malgré ces défis, le Ministre a rassuré les Sénateurs de ce que des mesures sont en place pour garantir la sécurité et le bien-être de ces populations, minimisant ainsi, les risques probables pour la Côte d’Ivoire.
Bosco de Paré