Devant la Commission des affaires économiques et financières du Sénat, le Ministre de la transition numérique et de la digitalisation, Kalil Ibrahim Konaté, a présenté le projet de budget programme 2026 de son département. Il était dans cet exercice avec le Ministre des Transports, Amadou Koné et le Ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé des affaires maritimes, Serey Doh.
Avec une enveloppe stratégique qui s’inscrit dans la continuité des actions menées en 2024 et qui vise à accélérer la transformation numérique du pays, le Ministre Konaté Kalil, a vu son budget d’un montant de 83.2 milliards de Fcfa, être voté à l’unanimité.
En introduction de la présentation dudit budget, le Ministre Kalil Ibrahim Konaté a rappelé les progrès réalisés en 2024 grâce au budget alloué à son ministère. Ces efforts ont permis à la Côte d’Ivoire de se hisser à la 7ᵉ place sur 54 pays africains en matière de cyber-sécurité, un classement qui témoigne de l’efficacité des réformes engagées et du renforcement des capacités nationales dans la protection du cyberespace.
Pour 2026, le ministère a structuré son action autour de quatre programmes majeurs, déclinés en huit actions prioritaires. « Le projet de budget 2026 s’élève à 83.275.503.595 Fcfa, répartis comme suit : « Administration générale : 2,05%; économie numérique : 55,23% ; programme 3 (développement rural) : 39,63%; programme 4 (régulation) : 3,10%. La répartition par nature de dépenses se présente comme suit : personnel : 7,16% ; biens et services : 1,88% ; transferts : 63,85% ; investissements : 27,11%, soit environ 22,573 milliards Fcfa », a-t-il fait savoir, relevant que « ces allocations traduisent la volonté du gouvernement de renforcer les infrastructures numériques, d’améliorer la qualité des services publics digitalisés et de soutenir l’innovation, notamment dans les zones rurales ».
Le Ministre Konaté a insisté sur l’objectif central du gouvernement qui consiste à accélérer la transformation numérique et la digitalisation de la société ivoirienne. Selon lui, cette dynamique permettra à un accès élargi aux services publics sur tout le territoire, une augmentation des recettes de l’État, grâce à la transparence et à la modernisation des procédures, une démocratisation des services numériques au bénéfice des populations.
« Si nous réussissons cette transformation, nous faciliterons la vie des citoyens et renforcerons la compétitivité de notre pays », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à poursuivre la stratégie nationale de digitalisation.
B.P avec sercom