Reconduit le lundi 26 janvier 2026 au poste de ministre, gouverneur du district autonome de Yamoussoukro par le président de la République, Alassane Ouattara, Augustin Thiam a livré un message fort axé sur la reconnaissance, la cohésion sociale et l’apaisement du climat politique national.
Accueilli triomphalement le vendredi 30 janvier à son retour d’Abidjan par les populations, les autorités administratives et les chefs traditionnels, le ministre gouverneur a tenu à rappeler la portée et les exigences de la mission qui lui est confiée. Dans un discours empreint d’humilité, il a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour la confiance renouvelée, qualifiant cette reconduction d’« honneur redoutable » appelant à encore plus de rigueur, de loyauté et de responsabilité.
Augustin Thiam a également souligné le caractère collectif de cette reconduction, mettant en avant le travail de l’ensemble de ses collaborateurs, des agents de terrain aux responsables administratifs. Pour lui, l’action publique est le fruit d’un engagement partagé et d’un esprit d’équipe au service du développement local.
Visiblement touché par la forte mobilisation populaire, il a salué la présence des chefs traditionnels akouè, nananfouè ainsi que des différentes communautés vivant à Yamoussoukro. Réaffirmant sa proximité avec les populations, il a déclaré : « J’ai deux patrons : le Président de la République et vous, les populations », rappelant que toute action publique doit rester centrée sur l’intérêt général.

Sur le plan politique, le ministre gouverneur a invité à une lecture rigoureuse et apaisée des textes relatifs à l’incompatibilité entre certaines fonctions traditionnelles et l’exercice de mandats électifs. Se référant à la pensée du président Félix Houphouët-Boigny, il a insisté sur une politique tournée vers le service des autres.
Enfin, Augustin Thiam a lancé un appel solennel à la paix, au dialogue et à la responsabilité collective. Estimant que les postures de confrontation ont souvent conduit à des blocages, il a exhorté les acteurs politiques à privilégier l’écoute, la concertation et le respect mutuel, convaincu que la paix demeure le socle indispensable de toute stabilité durable.
Une correspondance de Kouassi Bakan