La 30e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques est ouverte depuis le 6 novembre 2025 à Belém au Brésil. Deux semaines durant, les décideurs devraient plancher sur les mesures primordiales à prendre pour lutter contre le changement climatique. Cette COP « doit marquer le début d’une décennie d’accélération et de résultats », a déclaré António Guterres, le Secrétaire général de l’Onu. Le Journaliste Ivoirien, Elvis Gouza abonde dans le même ordre d’idée que M Guterres. Pour lui « il est grand temps de matérialiser les promesses », et « quitter les discours ». Ci-dessous, l’intervention de Elvis Gouza, Directeur exécutif du Réseau des Journalistes Ivoiriens contre la Crise Climatique et Environnementale (RJICCE) sur la radio de la paix.
« Nous nous réjouissons que la COP-30 se tienne au Brésil. En effet, c’est au Brésil, en 1992, lors du Sommet de la Terre qu’il a été décidé, d’organiser périodiquement, des COPs pour statuer sur l’avenir de la planète menacée par des catastrophes naturelles dont les conséquences sont amplifiées par les activités humaines. La COP 30 est la COP de tous les enjeux car nous sommes à moins de 5 ans de 2030, la date fixée de commun accord par les Etats Parties pour ne pas dépasser le seuil des 1,5°. À moins de 5 ans de l’échéance, il est grand temps de matérialiser les promesses, il faut quitter les discours. Conformément aux textes de l’accord de Paris adoptés lors de la COP-21, les pays développés, les plus grands pollueurs doivent réagir.
L’Afrique appelle à la contribution des grands pollueurs pour le financement des politiques d’adaptation aux changements climatiques. Il urge de mettre en œuvre la feuille de route de Baku qui préconise un apport de 1300 milliards de dollars US par an. Oui, les 300 milliards de dollars US sont insignifiants. Nous invoquons l’article 10 de l’Accord de Paris pour exiger un appui technique et un transfert de la technologique des pays développés au profit des pays en voie de développement pour lutter contre les effets du changement climatique.
C’est seulement à ces deux conditions (mise en œuvre de la feuille de route de Baku et le transfert de technologie) que le monde pourrait accélérer la résilience aux changements climatiques à travers la mise en œuvre effective des contributions déterminées au niveau national (Cdn). Je voudrais, féliciter l’Afrique à travers l’Ethiopie qui est bien partie pour abriter la COP 31. L’inaction et les discours ne sont plus une option, il faut agir ».
Séraphin Kouamé