Kouassi Kouamé Patrice dit KKP, Maire de Yamoussoukro, par ailleurs candidat du Pdci-Rda pour les récentes élections législatives non élu, a prononcé une conférence de presse, le samedi 10 janvier 2026, à la permanence de son parti dans la capitale politique du pays. En ligne de mire, contester les résultats de ces élections et dénoncer la décision du Conseil constitutionnel qui n’a pris en compte son recours introduit auprès de l’institution.
Pour KKP, les raisons qui sous-tendu le recours qu’il a introduit auprès du Conseil constitutionnel se situent à deux niveaux. Primo, c’est que les élections législatives du 27 décembre 2025 ont été « contestables et il fallait donc les contester et documenter nos contestations ».
La seconde raison qui semble tout aussi importante réside dans « la postérité. Il était important pour nous que nous laissions une trace de ces élections-là à travers un recours introduit auprès du Conseil constitutionnel. Une trace sur le parti pris de la Commission électorale, une trace sur la violation du Code électoral et des décrets organisant l’élection à Yamoussoukro, et une trace également sur les différentes violations du mode opératoire des élections », a-t-il indiqué, tout en prenant « acte » de la décision du Conseil constitutionnel.
Le candidat Maître Kouassi Kouamé Patrice a largement insisté sur la délocalisation de 33 sur 57 lieux de vote au niveau de Yamoussoukro. Une décision qu’il a qualifiée de « tardive », car selon lui, « 48 heures avant le scrutin, aucun acte administratif ne nous informait clairement ». Une situation qui n’a pas permis à de nombreux électeurs des villages à se déplacer jusqu’à une dizaine de Km pour accomplir leurs devoirs civiques.
« Le décret qui organise les élections à Yamoussoukro précisait de façon claire que les candidats et les électeurs devaient être informés en cas de regroupement de lieu de vote. Dites-moi comment ces électeurs et ces candidats ont été informés. Pas une réunion de masse à la mairie », dénonce le Maire KKP; estimant pour sa part que ce que les autorités en charge des élections appelle abusivement ‘‘information’’ n’en est pas une « au sens du décret ».
Pour lui, l’information doit être personnalisée. « Nous avons des Chefs de village qui sont dépendants de l’administration. Si des villages devaient être regroupés, on devait donner cette information par les chefs de village et s’assurer que l’information arrive aux électeurs. Nous avons constaté que même des électeurs qui s’étaient organisés pour venir voter, avec des cars sur la commune ont subi des violences. Nous l’avons dénoncé aux autorités policières qui étaient là. Des pneus de car ont été percés par des jeunes qui étaient à moto ».
Avec un moral d’acier, il assume sa défaite et invite populations et militants de Yamoussoukro à résister à la division et à battre une commune où les différences s’effacent au bénéfice de l’inclusion.
« Chers militants du Pdci-Rda, restez debout; restez unis et restez fidèles aux valeurs du Pdci-Rda, car Yamoussoukro a encore besoin de vous pour les batailles à venir et qui pourraient être plus proches que vous ne le pensez. Je n’ai pas de doute que vous ferez preuve de résilience face à toutes les adversités afin de préserver un climat de paix à Yamoussoukro ».
Le conférencier a conclu en réaffirmant son ferme engagement à son parti, le Pdci-Rda et se tient prêt à relever les défis qui lui seront confiés. « La vraie lumière n’est claire qu’en traversant l’ombre. C’est avec foi que demain sera assurément meilleur ».
La lutte pour un avenir meilleur à Yamoussoukro ne fait que commencer. Pour ce faire, militants et citoyens, doivent ensemble se lever pour défendre leurs droits et œuvrer pour une société inclusive, où chaque voix compte et où la justice prévaut.
Bosco de Paré